François Hollande a chiffré lundi à « plus de deux milliards d'euros » le coût du plan d'urgence pour l'emploi, dont un milliard consacré à la formation de 500.000 chômeurs, tout en promettant que ces dépenses seraient compensées intégralement par des économies.

« Les mesures que je viens de présenter représentent un effort budgétaire significatif, de plus de deux milliards d'euros, à la fois ce qui relève de la formation et ce qui est lié aux mesures pour l'embauche dès aujourd'hui », a déclaré le chef de l'Etat, lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi.

Cependant le président a assuré que ces dépenses supplémentaires ne creuseraient pas le déficit public, ni n'entraîneraient de hausses d'impôts ou de taxes, car elles seront compensées par des économies d'un montant équivalent. « Ces deux milliards d'euros seront financés sans prélèvement supplémentaire d'aucune sorte, autrement dit, seront financés par des économies », a-t-il dit.

Un milliard d'euros pour former 500.000 chômeurs

A lui seul, le plan de formation de 500.000 chômeurs mobilisera un milliard d'euros, a en outre précisé le président. « L'Etat dégagera un milliard d'euros pour mobiliser tous les acteurs. Pôle Emploi déploiera de nouvelles formations, l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) et d'autres organismes seront mobilisés pour cette mission et les partenaires sociaux apporteront leur propre contribution et définiront les formations liées branche par branche, région par région aux besoins des entreprises », a-t-il déclaré.

Néobanques : les offres les moins chères pour maîtriser votre budget

Déjà la semaine dernière, le ministre des Finances Michel Sapin s'était engagé à respecter les engagements budgétaires de la France pour 2016 et 2017, promettant lui aussi que le plan pour l'emploi serait « compensé par des économies supplémentaires », et n'entraînerait pas « de hausse de la fiscalité ». Paris s'est engagé à ramener le déficit public de 3,7% du produit intérieur brut en 2015 à 3,3% cette année, avant de repasser en 2017 sous la barre symbolique des 3% du PIB, fixée par le « pacte de stabilité » européen.