Austérité oblige, lEtat a dû réduire ses dotations aux collectivités de 2 milliards deuros. Un casse-tête pour les municipalités et intercommunalités, qui doivent voter leur budget depuis le début de lannée 2015. En conséquence, plusieurs grandes villes ont choisi dappliquer une hausse de la fiscalité locale, en augmentant leur part communale et/ou intercommunale des impôts locaux (taxe dhabitation et taxe foncière).
Les villes qui les augmentent
La plus forte hausse est enregistrée à Toulouse, où le conseil municipal a voté une augmentation de 15% de la part intercommunale des impôts locaux. Sur le site de la mairie, Jean-Luc Moudenc, maire UMP de la ville, explique quil na pas eu le choix, entre « la situation [quil a] trouvée, cest-à-dire les caisses vides et le fait que lEtat [leur] enlève les dotations, tout cela fait [quil na] plus les moyens de [se] passer de laugmentation des impôts ». Cette hausse équivaut à 30 millions de recettes supplémentaires, sur un budget total de 650 millions deuros.
Même son de cloche dans le Nord, à Lille. Le taux voté par la commune a grimpé de près de 6 points, passant de 23,56% à 29,06%. Ainsi, la taxe foncière moyenne augmente de 848 à 938 euros, soit une progression de +10,5%. Mais selon un document budgétaire de la ville, « les trois quarts des foyers fiscaux lillois ne seront pas concernés par cette hausse ».
Bordeaux, Lyon et Marseille ont quant à eux opté pour une augmentation de 5%, majoritairement là aussi pour « faire face à la baisse des dotations de lEtat », comme se justifiait le maire UMP bordelais Alain Juppé. De son côté, pour équilibrer son budget, Strasbourg se voit dans lobligation daugmenter de 3% ses impôts locaux.
et celles qui ny touchent pas
En apparence, Nice naugmente pas ses impôts locaux. Pourtant, la ville récoltera plus de recettes fiscales, puisquelle a décidé de baisser labattement facultatif général de 15 à 10%.
Pour le moment, seuls Paris, Nantes et Montpellier nont pas touché à leur fiscalité locale. Dans un communiqué datant du 14 avril, la mairie de Paris se félicite de la conservation de ses taux dimpôts locaux. Elle indique notamment que « les taux dimposition à Paris restent ainsi les plus modérés des grandes villes de France ».















