Létude, réalisée par linstitut PRIME Research, se fonde sur lanalyse de 19,1 millions de messages postés par des consommateurs du monde entier sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Weibo, YouTube, etc.). Par rapport aux précédentes vagues, MasterCard constate une nette progression du nombre de posts évoquant le paiement mobile, qui sont passés de 85.000 en 2012 à 19,1 millions en 2014.
La tonalité de ces messages a également évolué. En 2012, seulement 70% dentre eux envisageaient le paiement mobile de manière positive, contre 94% en 2014. Parmi les messages à tonalité négative, cest la sécurité et la fiabilité des services qui revenaient le plus souvent. Ce nest plus le cas en 2014 : 91% des conversations consacrées à ces questions étaient positives.
Parmi les avantages pointés du téléphone comme nouveau moyen de paiement, les plus couramment cités sont la simplicité et la possibilité de communiquer avec dautres sur les achats effectués. Lintégration de programmes de fidélité et de bons dachat est également citée dans un quart des conversations sur linnovation.
Lombre dApple Pay
Si MasterCard ne cite jamais son nom, limpact dApple Pay, le moyen de paiement mobile lancé en octobre dernier par Apple, sur létude est patent. Ce service, présenté en même temps que le nouveau smartphone de la firme à la pomme, liPhone 6, a en effet profité dun énorme coup de projecteur et relancé du même coup lintérêt pour le paiement mobile.
Deux des technologies utilisées par Apple pour sécuriser son service, la « tokenisation » - qui permet déviter léchange de données bancaires confidentielles entre le terminal sans contact et le téléphone - et la biométrie - lopération est authentifiée grâce à un lecteur dempreintes digitales intégré au téléphone - ont ainsi contribué, explique MasterCard, à crédibiliser le paiement mobile.
1% des Français convaincus
Les résultats de cette enquête, qui porte surtout sur une population jeune et technophile utilisatrice de réseaux sociaux, sont néanmoins à relativiser. Dautres sondages, basés eux sur des panels représentatifs de la population dans son ensemble, montrent un intérêt bien moindre. Une récente étude publiée par lagence de conseil Solucom montrait ainsi quun Français sur 100 seulement envisageait un jour dutiliser son téléphone pour régler des achats de faible montant.













