La Commission européenne avait déjà formellement demandé en 2011 à la France de prendre des mesures à ce sujet, mais jusquici, aucune modification na été apportée à la législation française sur cette question. Bruxelles lui reproche en effet de mettre en place des « dispositions fiscales [permettant] dappliquer un amortissement accéléré aux logements neufs situés en France qui sont destinés à la location pendant une période minimale de neuf ans ». Une définition qui renvoie aux dispositifs Périssol, Besson, Robien et Borloo, aujourdhui disparus. Leurs successeurs, le Scellier et le Duflot, qui ne sont pas cités dans la procédure, ont abandonné le système de lamortissement, mais procurent toujours une réduction dimpôt sur plusieurs années.
Discrimination
Quest-ce qui justifie cette procédure ? « Ces investissements bénéficient ( ) dun traitement fiscal favorable », explique la Commission européenne dans son communiqué. « En revanche, un contribuable français qui investit dans le logement locatif dans un autre État membre de lUE ne peut bénéficier de lamortissement accéléré, et ne peut donc pas profiter de ces avantages fiscaux. Dans la pratique, cela implique que les contribuables qui investissent dans des biens immeubles à létranger seraient davantage imposés que ceux qui investissent le même montant dans des biens immeubles situés en France. » Une forme de discrimination qui, selon Bruxelles, est « [incompatible] avec la libre circulation des capitaux, principe fondamental du marché unique de lUE »














