La prime de Noël, aide exceptionnelle versée aux plus démunis, est pérennisée dans le budget 2013, grâce à une hausse de la taxe sur les revenus du capital, communément appelée « taxe RSA », qui sert à financer le Revenu de solidarité active.

La prime de Noël, accordée aux bénéficiaires de minima sociaux - RSA, allocation spécifique de solidarité retraite (ASS), allocation équivalent retraite (AER) et allocation transitoire de solidarité (ATS) - n'avait jusqu'ici pas de financement assuré. « Cela rajoutait de l'incertitude, c'était une source d'instabilité », a-t-on indiqué dans l'entourage de la ministre déléguée en charge de la Lutte contre l'exclusion, Marie-Arlette Carlotti.

Le budget 2013 « pérennise » le financement de la prime de Noël : celui-ci sera assuré via une hausse de 0,35 point du taux de contributions additionnelles aux prélèvements sociaux sur les revenus du capital affectées au Fonds national des solidarités actives (FNSA), qui co-finance le RSA. La taxe était jusqu'ici de 1,1%. Elle va donc passer à 1,45%.

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En 2010, la prime de Noël avait concerné 1,7 million de bénéficiaires. Son coût en 2012 était estimé à environ 410 millions d'euros. Elle avait été attribuée pour la première fois en 1998 par le gouvernement Jospin sous la pression de mouvements de chômeurs, qui réclament depuis des années qu'elle soit sensiblement augmentée et que le champ de ses bénéficiaires soit élargi.