Selon un communiqué de l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), les quatre grandes banques françaises, dites systémiques et soumises à ce titre aux exigences renforcées du régulateur européen (EBA), avaient déjà dépassé fin mars les objectifs fixés pour fin juin.

Avec l'assentiment des autorités européennes, l'EBA a imposé à 71 établissements, en octobre 2011, d'afficher fin juin un ratio de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits accordés) de 9%, au minimum.

L'ACP a publié mercredi un point d'étape, avant des résultats plus complets en septembre, qui indique que « la grande majorité » a atteint le niveau de capitaux requis. Parmi elles, les quatre grandes banques françaises soumises à ces exigences y avaient toutes satisfait dès fin mars.

Ratio de 10,4% pour le Crédit Agricole

Dans le détail, le groupe Crédit Agricole, seul établissement français déjà dans les clous fin septembre 2011, affichait un ratio de 10,4%, le meilleur des quatre, avec un excédent de fonds propres de 6,7 milliards d'euros par rapport aux exigences minimales du régulateur. Arrivait ensuite BNP Paribas, avec un ratio de 10,0% et 5,7 milliards d'excédent, suivie par Société Générale (9,4% et 1,3 milliard d'excédent) et BPCE (9,3% et 1,0 milliard). Les chiffres arrêtés à fin juin ne seront publiés qu'au mois d'août.

Néobanques : les offres les moins chères pour maîtriser votre budget

Pour le gouverneur de la Banque de France et président de l'ACP, Christian Noyer, cité dans le communiqué, les résultats à fin mars « confirment la capacité des banques françaises à renforcer leurs fonds propres tout en continuant à assurer le financement de l'économie ».