Les "banques européennes sont bien capitalisées", a estimé mercredi la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), réagissant à l'appel de Christine Lagarde à une recapitalisation "urgente" des banques européennes.

« Nous avons le sentiment que les banques européennes sont bien capitalisées. D'ailleurs c'est ce qui a été révélé par les stress tests », les tests de résistance européens, a expliqué Ariane Obolensky en marge de l'université d'été de l'organisation patronale Medef.

Interrogée sur les raisons qui ont conduit la directrice générale du FMI, à lancer cet appel, elle a répondu: « Je pense que ce sont des hypothèses que font les services d'étude dans le FMI. Ils ont fait une hypothèse avec une catastrophe dans certains pays de la zone euro. Ce ne sont pas les hypothèses de travail sur lesquelles nous sommes ». De toute manière, cet appel « n'a pas eu un impact considérable sur les marchés ».

Interrogée sur le jugement émis par le régulateur international des pratiques comptables, l'IASB, sur certains établissements qui n'auraient pas suffisamment provisionné la dette grecque qu'ils détiennent, la directirce générale de la FBF a affirmé que « les banques françaises ont appliqué strictement l'IAS-39 ». Il s'agit d'une norme comptable, élaborée par l'IASB, qui détermine la manière dont les instruments financiers (actions, obligations) doivent être valorisés dans les comptes et la décote éventuelle à leur appliquer s'ils perdent de la valeur.

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« S'il y a un certain nombre de personnes qui pensent que cet IAS-39 devrait être modifié, c'est un autre sujet (...) Mais il y a des commissaires aux comptes, les commissaires aux comptes approuvent les comptes », a-t-elle ajouté. « Ce qu'on fait les banques françaises, c'est qu'elles ont déprécié leurs titres grecs exactement du montant de la dépréciation qui va résulter de l'échange » des titres grecs contre de nouveaux, à maturité plus longue, « soit de 21% », a expliqué de son côté à la presse le directeur général du Trésor, Ramon Fernandez, qui « ne [voit] pas où est le problème ».