Allianz France, filiale de l'allemand Allianz, a conclu le 21 mars un partenariat de trois ans avec Météo-France sur l'anticipation des événements climatiques d'importance, pour permettre à l'assureur de mieux les prévoir et les gérer.

Au terme d'une phase de test et de réglage, qui s'achèvera en août, le système prévoit que Météo-France avertira Allianz France en cas de dépassement de seuils prédéfinis pour quatre types de phénomènes : le vent, les précipitations, le verglas et la neige, ainsi que les orages.

« Ces informations doivent nous permettre de déclencher ou pas à la fois notre gestion des événements de grande ampleur (EGA) et une information à destination de nos clients » assurés, a expliqué Franck Le Vallois, directeur de l'indemnisation d'Allianz France, lors d'une conférence de presse. L'information des assurés ne visera « pas simplement à les avertir, mais aussi à leur donner un certain nombre de conseils de prévention », tels le débranchement des appareils électro-ménagers en cas de risque d'orage ou la surélévation des stocks des entreprises pour un risque d'inondation.

SMS et courriels

Les assurés seront contactés par SMS ou par courriel, de préférence 24 heures avant l'événement, sans que ce service n'occasionne d'augmentation de leur prime. Ils pourront aussi accéder à un service téléphonique d'information de Météo-France sur les événements suivis. Selon les estimations d'Allianz, le système pourrait être activé trois à cinq fois par an, en fonction des événements climatiques.

Outre l'information des assurés, le mécanisme doit permettre également à Allianz de préparer sa gestion de crise avant la survenance de l'événement et non après, comme c'était le cas jusqu'à présent. Informé en amont, l'assureur aura ainsi le loisir d'opérer très tôt des redéploiements de ses capacités d'intervention et de mobiliser des experts.

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Globalement, ce partenariat doit permettre des économies en matière de coût des sinistres, même si « ce n'est pas l'objectif premier », a expliqué Franck Le Vallois : « Nous pensons qu'il y aura un impact, mais nous ne l'avons pas quantifié ».