Le président de la Commission des finances du Sénat Jean Arthuis (Alliance centriste) a salué vendredi l'emploi du mot "rigueur" par le Premier ministre François Fillon, estimant qu'il s'agissait-là de "la fin de l'illusionnisme collectif et du double langage".

« Nous sommes à la fin de l'illusionnisme collectif, la fin du double langage et le Premier ministre a raison de parler de rigueur », a expliqué le sénateur sur France Info.

« Je crois qu'il n'y a pas d'autre mot. Qui peut croire que le produit des impôts que l'on demande aux Français puisse être utilisé autrement qu'avec un soucis de rigueur? », a-t-il demandé.

« Je crois que cela va rassurer les Français car quand on leur raconte des histoires, c'est très anxiogène. Ils se demandent si on les prend pour ce qu'ils ne sont pas ou si les membres du gouvernement ont bien compris la situation », a-t-il expliqué.

468 niches fiscales à raboter

Interrogé sur la réduction des déficits, M. Arthuis a plaidé notamment pour que l'on rabote, ou supprime dans certains cas, les « 468 niches fiscales qui coûtent 75 milliards de moins-value chaque année ».

« Je crois qu'on n'échappera pas également à la hausse de certains impôts », a-t-il ajouté en plaidant notamment pour que les TVA sur la restauration et la rénovation de logement soient fixées à un taux intermédiaire de 10 à 12% (contre 5,5% aujourd'hui et 19,6% hier).

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« Il faudra que l'effort soit équitablement réparti », a plaidé Jean Arthuis en réclamant pour cela la suppression du bouclier fiscal et de l'ISF et l'instauration d'une tranche d'impôt sur le revenu supplémentaire à 45%, ainsi qu'une hausse du barème des plus-values mobilières et immobilières.