« Ça ne répond absolument pas au problème, parce que c'est une usine à gaz. C'est très compliqué de faire cette demande. La preuve, c'est que la moitié des personnes qui pourraient y avoir accès ne font pas la demande », a-t-elle souligné.

« Le deuxième problème c'est que c'est une goutte d'eau, puisque c'est 100 euros en une fois, or 100 euros c'est un plein (...) Je pense aux infirmières, aux aides à domicile par exemple, ça ne couvre absolument pas l'explosion des prix de l'essence », a-t-elle poursuivi.

Face à des prix records des carburants, qui ne cessent de grimper en raison des conflits au Moyen-Orient, le gouvernement est sous pression de nombreux secteurs professionnels demandant à être aidés financièrement.

L'exécutif a annoncé mardi une prolongation jusqu'à fin 2026 et un élargissement de l'aide aux grands rouleurs, qui doit bénéficier à potentiellement 5,5 millions de personnes.

Pour Sophie Binet, il existe « une proposition toute simple qui ne coûte rien, qui consiste à bloquer les prix et à bloquer les marges des pétroliers ».

« Total a dégagé 120 milliards de profits en cinq ans (...) Il y a des profiteurs de guerre et le problème c'est que le gouvernement ne veut pas s'attaquer à ce problème-là », a-t-elle affirmé.

Elle a appelé à nouveau à la mobilisation le 29 septembre, pour les salaires et les services publics.

« Le point positif des annonces sur le carburant, c'est que ça confirme que le gouvernement est fébrile et qu'il a peur d'une mobilisation », a-t-elle jugé, estimant qu'« on ne peut pas baisser la tête et se laisser faire ».

Le budget pour 2027 proposé par le gouvernement est selon elle « dangereux pour le pays », et « fait foncer à 200 km/h dans le mur de la récession ».

« Pour éviter le mur de la dette, il faut prendre l'argent là où il est, aller taxer les patrimoines, les dividendes, les profits, ce que le gouvernement refuse de faire », a-t-elle répété.