Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,18%. La veille, l'indice vedette parisien avait terminé en baisse de 0,46% à 8.674,94 points.

« Les marchés européens devraient ouvrir en hausse ce matin, portés par le ralentissement de l'inflation américaine en juillet », selon l'analyste John Plassard de Cité Gestion.

Selon les données publiées mercredi par le département du Travail, l'indice CPI a marqué un léger ralentissement au mois de juillet, pour s'établir à 3,4% sur un an, en ligne avec les attentes des analystes.

« Les pressions sur les prix restent nettement supérieures à l'objectif d'inflation de 2% de la Réserve fédérale américaine (Fed), ce qui continue de plaider en faveur d'une politique monétaire plus restrictive, même si ces chiffres plutôt modérés donnent à la Fed un peu de temps pour patienter encore », souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Le marché n'anticipe désormais « plus qu'environ 35% de probabilité d'une hausse des taux de la Fed en septembre, ce qui soutient à la fois les obligations et les actifs risqués », poursuit John Plassard.

La baisse du prix du pétrole Brent, référence mondiale, revenu vers 88 dollars le baril après une incursion au-delà des 90 dollars en début de semaine, « apporte également un peu d'oxygène au scénario inflationniste », ajoute-t-il.

Le marché reste suspendu à l'impasse au Moyen-Orient pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Cette voie stratégique, par où transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial, reste verrouillée par Téhéran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

Le président américain Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis exerçaient un contrôle « total » du détroit et allaient le « garder ».