Le contrat à terme portant sur l'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, qui reflète les échanges se déroulant avant l'ouverture, cédait 1,90% une quarantaine de minutes avant l'ouverture des marchés européens (à 07H00 GMT).
Celui portant sur le Dax de Francfort perdait 1,28% et son équivalent pour le FTSE de Milan reculait de 1,38%. Seul le contrat à terme sur le FTSE de Londres limitait ses pertes (-0,62%).
« Les menaces américaines sur plusieurs pays européens ravivent les craintes d'une escalade protectionniste à un moment déjà délicat pour la croissance », relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
« Le risque est de retour », abonde Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.
Le président Donald Trump a menacé ce week-end huit pays, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, de l'imposition de nouvelles surtaxes douanières sur leurs exportations aux Etats-Unis, en raison de leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland.
Ces droits de douane, de 10%, seraient effectifs à partir du 1er février et pourrait s'envoler à 25% au 1er juin.
Les Européens préparent leur riposte. Le président français Emmanuel Macron veut demander à Bruxelles l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE, permettant en particulier de limiter les importations provenant d'un pays, l'accès à certains marchés publics, et de bloquer certains investissements.
Une autre réponse possible serait de réactiver les mesures de représailles sur 93 milliards d'euros de marchandises américaines, qui avaient été suspendues après la conclusion, à l'été 2025, d'un accord commercial entre Washington et Bruxelles.
L'accord, qui doit examiné par les eurodéputés dans les jours qui viennent, n'est d'ailleurs plus du tout du goût des eurodéputés. L'Allemand Manfred Weber, chef de la droite au Parlement européen, a clairement indiqué qu'une approbation n'était « pas possible à ce stade ».
« Les bases d'une potentielle correction (baisse des cours NDLR) boursière importante sont en train d'être posées », craint Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

















