Les compagnies aériennes sont tenues d'indemniser les passagers d'un vol retardé trois heures ou annulé. Mais cela pourrait être remis en cause. La présidence tchèque de l'UE pourrait relancer les discussions sur le sujet.

Les indemnités touchées par les passagers lors d'un vol en retard de plus de trois heures ou d'une annulation pourraient être remises en cause. C'est en tout cas ce que réclament les compagnies aériennes.

Actuellement, 250, 400 ou 600 euros peuvent être récupérés par les voyageurs, en fonction de la distance. Un montant que les compagnies jugent anormal : « Si vous payez 50 euros pour le billet et que vous récupérez 300 euros, ce n'est pas normal », a argumenté Thomas Reynaert, le directeur général du lobby Airlines for Europe (A4E) au média américain Politico.

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Bien entendu, la position des associations de défense des consommateurs est à l'opposé, comme le confirme Steven Berger, juriste du groupe de consommateurs BEUC : « Si vous allez de la Lituanie au Portugal pour 30 euros et que vous êtes bloqué pendant deux jours entre deux vols, est-il juste de ne recevoir qu'une compensation de quelques euros ? »

Très peu d'usagers au courant

Jusqu'à présent, un différend entre le Royaume-Uni et l'Espagne sur Gibraltar bloquait les discussions, mais la nouvelle présidence européenne tchèque pourrait remettre le sujet sur la table avec une indemnisation par palier, selon le coût du billet, contrairement à ce qui existe actuellement.

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Mais peu de personnes sont au courant qu'ils peuvent avoir une indemnisation en cas de retard ou d'annulation : 80% des passagers européens (77% de Français) l'ignorent, selon un sondage de l'entreprise AirHelp de février 2022. Les associations de défense des consommateurs demandent donc que cette indemnisation soit automatique.