De nombreux clients des cartes de réduction de la compagnie ferroviaire regrettent de ne pas profiter à plein de l'offre promise lors de la souscription. De son côté la SNCF ne répond pas vraiment et maintient le flou sur sa méthode.

Selon les chiffres de la SNCF, après près de six mois de commercialisation, la carte Avantage qui centralise toutes les anciennes offres de la compagnie, a séduit 1,4 million de clients. Contre 49 euros par an, cette carte de réduction unique à destination des jeunes, des adultes et des seniors garantit 30% de réduction sur les trains pour les plus de 12 ans et un prix plafonné (de 39 à 79 euros) selon la durée du trajet pour toutes les destinations, même au dernier moment. Voilà la promesse de départ.

Dès le mois de juin, certains observateurs avaient tiqué sur la mise à l'écart des trains low cost Ouigo, des TER ou encore des trajets réalisés seul en semaine pour les titulaires âgés de 28 à 59 ans. Pour contourner ce point, Baptiste, explique sa technique au Parisien : « Il suffit de prendre un billet supplémentaire de retour pour duper le système et profiter de la réduction ». Ils sont nombreux à se plaindre de la nouvelle carte dans les colonnes du quotidien. Ils regrettent notamment de ne jamais profiter des tarifs avantageux prévus. « Le tarif plafond de 79 euros, je ne l'ai jamais vu ! dénonce Maxime. J'ai l'impression d'être le dindon. Je paie aussi cher qu'avant. La SNCF disait vouloir rendre ses tarifs transparents, mais ça reste obscur et pas simple du tout. »

Nouvelle carte Avantage SNCF : 3 mauvaises surprises

Une pétition pour interpeller la SNCF

Un autre témoin assure que la SNCF ne propose pas aux détenteurs de la carte l'ensemble des trains disponibles, notamment en cas de forte affluence (vacances scolaires, week-end allongé).

Frais bancaires : jusqu'à 259 € d'économies grâce à notre comparateur

La carte Avantage n'est pas la seule à essuyer des critiques. Selon Capital, la carte TGV Max, qui a séduit près de 100 000 clients âgés de moins de 28 ans est contestée. Elle permet moyennant 79 euros par mois de prendre les TGV Inoui et Intercités de manière illimitée, , en dehors des périodes de fortes affluences. Premier grief : peu de places sont éligibles par voyage. « J'ai cet abonnement depuis plus de deux ans mais, depuis un mois, je n'ai plus aucun moyen de rentrer chez moi », regrette Vincent. Interrogée, la SNCF assure que rien n'a changé et que seules les périodes de forte affluence limitent l'offre. Pour obtenir des explications, une pétition a été lancée. Elle réunit au 17 novembre près de 1 400 personnes.