Loyers, remboursements de prêts, assurances, abonnements... Les dépenses contraintes des Français pèsent en moyenne 35% de leurs revenus, selon le comparateur lesfurets.

1 059 euros par mois. C'est le montant que déboursent en moyenne les Français pour leurs dépenses contraintes selon une étude (1) signée par le comparateur lesfurets. Un chiffre stable depuis un an, mais qui grève le budget des ménages.

Résultat : entre les abonnements, les assurances et les échéances de vos crédits, plus du tiers (35%) de vos revenus nets moyens disparaissent chaque mois sans que vous ayez votre mot à dire.

Parmi les principaux postes de dépenses, les frais liés au logement occupent une place de choix, qu'il s'agisse de payer votre loyer ou de vous acquitter des mensualités de votre crédit immobilier (656 euros par mois). Viennent ensuite le crédit automobile (198 euros) et le crédit à la consommation (161 euros).

La hausse des prix à la pompe n'est pas non plus sans conséquence sur le budget des ménages, avec une dépense de 108 euros par mois en moyenne, soit 12 euros de plus qu'en novembre 2020.

Des écarts générationnels

La place des dépenses contraintes dans le budget des Français peut toutefois varier du simple au triple. Pour les catégories les plus modestes, elles atteignent ainsi 896 euros par mois, soit 68% de leurs revenus nets moyens. Par contraste, ces dépenses ne pèsent que 22% dans le budget des plus hauts revenus (1 647 euros par mois).

De même, les foyers avec des enfants sont parmi les plus touchés. « Les dépenses contraintes pèsent lourd dans le porte-monnaie des Français, et particulièrement chez les couples les plus modestes avec deux enfants. Ceux-ci prennent de plein fouet les dépenses contraintes, qui représentent 64% de leurs revenus mensuels nets moyens », affirme Rami Karam, directeur général des lesfurets.

Par ailleurs, l'étude révèle un écart générationnel fort. Les jeunes issus des catégories socio-professionnelles les plus favorisées déboursent ainsi la bagatelle de 1 511 euros, ce qui représente en moyenne 43% de leur budget mensuel.

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A l'inverse, les retraités sont les moins affectés par les dépenses contraintes. Ils y consacrent chaque mois près de 840 euros, soit 26% de leurs revenus nets moyens. Une différence significative, qui s'explique notamment par le fait que les retraités ont souvent fini de rembourser leur crédit immobilier.

Un sentiment d'impuissance

Parmi les sondés, seule une minorité estime pouvoir réduire ses dépenses contraintes. Ils sont ainsi 71% à penser qu'il est impossible de diminuer leurs frais bancaires. Un constat étonnant, puisqu'avec l'arrivée des banques en ligne et des néobanques le secteur bancaire n'a jamais été aussi concurrentiel.

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De même, une vaste majorité de Français estiment ne pas être en capacité de faire baisser la facture de leur assurance emprunteur (75%), de leur assurance habitation (73%) ou de leur crédit hors immobilier (70%). Pourtant, là encore des solutions existent. A commencer par les services de comparatifs en ligne.

Sans doute ce sentiment d'impuissance explique-t-il pourquoi les Français souhaitent davantage de mesures pour optimiser les charges de leur foyer. A l'aube de la présidentielle, 9 Français sur 10 se disent ainsi en faveur d'une baisse des taxes pour limiter les dépenses inévitables. De même, ils sont 88% à souhaiter l'extension du gel des prix de l'énergie annoncé par le Premier Ministre à d'autres postes de dépenses.

« La hausse des tarifs de l'énergie, et le contexte économique ont un fort impact sur le pouvoir d'achat des Français. Pourtant, des mesures existent déjà, comme la possibilité de résilier son contrat à tout moment après un an - la résiliation infra-annuelle - afin de faire jouer la concurrence. Cette opportunité est peu utilisée. Ce qui montre qu'un travail de pédagogie reste à faire ! », affirme Rami Karam.

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(1) Étude réalisée par lesfurets en partenariat avec CSA Research du 1er octobre au 8 octobre 2021.