Bloqué dans les bouchons aux péages, vous regardez défiler les voitures qui passent la barrière sans s'arrêter sur la file de gauche. En 2021, c'est certain, vous allez vous abonner au télépéage. MoneyVox vous explique comment marche ce badge magique et s'il est vraiment avantageux pour vos finances.

Pour ce premier week-end des vacances d'été, Bison Futé conseille : éviter les autoroutes A13 entre Paris et Rouen, de 15 heures à 20 heures, A10 entre Orléans et Bordeaux de 14 heures à 19 heures, A63 entre Bayonne et l’Espagne de 15 heures à 19 heures, et A7 entre Lyon et Orange de 11 heures à 19 heures. Les voies payantes qui sillonnent la France seront surchargées et les bornes de péage - où l'on paye en espèce ou en carte bancaire - également. Pour le temps de trajet comme le porte-monnaie, est-il avantageux de souscrire aux abonnements autoroutiers et autres badges de télépéage ?

Le télépéage c'est quoi ?

Un petit boîtier ou un badge installé dans votre véhicule ou sur votre pare-brise qui fait se lever la barrière à votre passage. En général, des couloirs lui sont réservés sur la gauche de la barrière de péage. Il est symbolisé par sa couleur orange. Trois opérateurs se partagent les 12 millions de badges en circulation en France selon l’association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA) contre un abonnement mensuel compris entre 1,50 et 3,50 euros : Vinci avec Ulys, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône et AREA-APRR avec Mango mobilités, et Sanef et Sapn avec Bip & Go.

Le détail des forfaits

Par exemple, chez Vinci, on paye 0,90 euro le jours d'utilisation avec le forfait Flex, 2 euros par mois avec la formule classic et 3,50 pour une gamme Premium qui offre une assistance panne et mécanique. L'envoi du badge est lui facturé 3,50 euros en France métropolitaine contre 6 euros chez Sanef. Ce dernier propose deux formules : au mois à 1,70 euro ou à l'année contre 16 euros. De son côté, AREA-APRR facture l'envoi du badge 4 euros et propose un abonnement unique à 1,70 euro par mois.

A cet abonnement, il faut ajouter le prix classique du trajet car le badge ne donne droit à aucune réduction sur le montant payé par n'importe quel usager.

Les frais de mis en fonctionnement sont compris entre 0 (Vinci), 10 euros (Sanef) et 11 euros (AREA-APRR). L'abonnement mensuel n'est prélevé que les mois où le badge est utilisé mais FranceInfo incite à se méfier des frais pour non-utilisation du badge pendant une durée déterminée. « Passé un certain délai qui varie de 1 à 2 ans entre les opérateurs, on peut payer autour de 10 euros, souligne Maxime Lopes du comparateur télépéages.fr, cité par Le Parisien. C’est ce qu’on appelle les frais de non-utilisation »

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A noter que ce badge fonctionne sur toutes les autoroutes de France et sur les autoroutes espagnoles, portugaises ou encore italiennes contre une option facturée 2,50 euros.

Faut-il s'abonner ?

Son avantage principal : un gain de temps pour les gros rouleurs, plus qu'un intérêt financier. « Ça coûte de l’argent et la fidélisation n’est pas récompensée par une baisse tarifaire, regrette Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, interrogé par Ouest-France. C’est l’entreprise qui gagne de l’argent et l’usager qui en perd. Économiquement, on ne gagne absolument rien ».

Sur les autoroutes françaises, le prix au kilomètre peut varier de 54 centimes à 2,50 euros. Depuis le 1er février, l’Etat et les 7 compagnies concessionnaires se sont mis d’accord pour réévaluer de 0,85%, en moyenne, les tarifs aux péages.

Comment résilier ?

Enfin, pour résilier un abonnement, il suffit de restituer le badge en boutique ou de le renvoyer par La Poste. Il n’y a pas d’engagement ni de préavis de résiliation.

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Comment payer en chèques vacances ?

C'est la nouveauté de l'été : depuis début juin, vous pouvez déposer jusqu'à 250 euros de crédit sur votre badge de télépéage en chèques vacances. Jusque là, le plafond était de 150 euros. Depuis le 1er janvier 2013, il n'était plus possible de les utiliser directement aux péages.