Faux vaccins conte le covid-19, hausse des plaintes pour rançongiciels à la gendarmerie ou encore l'IGN qui libère ses données cartographiques : voici un florilège d'infos tech de la semaine écoulée.

Les « vaccins » Covid-19 à 250 euros sur le Darknet

La société de cybersécurité israelienne Checkpoint a trouvé sur le Darknet - réseaux cryptés et cachés - des vendeurs de vaccins Covid-19 à 250 euros pièce, probablement faux si l'on en juge par les recommandations qui les accompagnaient qui spécifiaient que... 14 doses étaient nécessaires pour vacciner un individu.

Checkpoint a également noté que depuis le début du mois de novembre, 400 nouveaux noms de domaine ont été enregistrés avec le mot « vaccin » et le mot « corona » ou « covid », soit autant que sur les trois mois précédents. Six d'entre eux ont été identifiés comme « suspects », selon Checkpoint.

Plaintes pour rançongiciels en hausse de 50%

Les gendarmes du C3N ont vu les plaintes pour rançongiciels augmenter de 50% en 2020, avec « 331 faits constatés jusqu'à maintenant », contre 241 l'an dernier à la même époque, selon la lieutenante-colonelle Fabienne Lopez, cheffe de cette unité spécialisée « cyber ».

L'évolution traduit l'augmentation des attaques par rançongiciels, qui ont touché de nombreuses entreprises avec des préjudices parfois importants. Mais elle traduit aussi le fait que les victimes portent de plus en plus plainte, s'est félicitée Mme Lopez lors d'un petit-déjeuner de presse du FIC, le forum international de la cybersécurité de Lille.

Treize gendarmes du C3N se consacrent spécialement aux rançongiciels, mais la piste jusqu'aux auteurs est extrêmement difficile à remonter, a-t-elle expliqué. « La piste la plus crédible » est souvent de tenter de suivre celle des cryptomonnaies quand un paiement de rançon a été fait par l'entreprise, a-t-elle ajouté. Mais les gendarmes sont souvent confrontés au bon vouloir des « mixeurs », des intermédiaires spécialisés qui couvrent les traces des transactions faites en cryptomonnaies, a-t-elle regretté.

L'IGN libère ses données cartographiques

L'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) a annoncé que toutes ses données publiques, dont ses cartes au format vectoriel et ses images aériennes, seraient accessibles librement et gratuitement à partir du 1er janvier 2021.

« Alors que l'ouverture de l'ensemble des données publiques demandée par le gouvernement était prévue en 2022, l'IGN anticipe et annonce l'ouverture de ses données publiques à compter du 1er janvier 2021. Cet accès gratuit et libre pour tous, en téléchargement ou par flux, contribue au plan national de relance de l'économie », explique l'organisme dans un communiqué. « L'objectif est d'offrir à tous la possibilité de valoriser les données sans contrainte limitante, de faciliter leur croisement avec d'autres données et de faire émerger de nouveaux services rendus nécessaires par la transformation numérique de la société et de l'Etat », a déclaré Sylvain Latarget, Directeur général par intérim de l'IGN.

Les données topographiques, orthographiques, forestières et d'altitude seront progressivement mises à disposition et intégreront un « nouvel outil » de diffusion des données à la fin du premier trimestre.

68% des commerces et services présents sur internet

Selon un baromètre Ipsos réalisé pour l'Acsel, une association professionnelle qui promeut l'utilisation du numérique, 68% des entreprises françaises du commerce et des services ont aujourd'hui au moins un site vitrine sur internet. Par ailleurs, 64% ont une page professionnelle sur un réseau social, et 30% ont un site marchand ou sont présents sur une place de marché.

Selon le même baromètre, 46% ont eu recours à un moyen numérique pour faire connaître leurs nouveaux dispositifs de vente pendant la crise du coronavirus. Parmi ces entreprises, 64% ont utilisé un réseau social, 27% ont développé un site internet ou une application, et 13% ont optimisé leur référencement sur les moteurs du recherche. L'Acsel regroupe notamment Google, Amazon, Microsoft, et des entreprises françaises utilisant ou développant le numérique.

La pharma crée un campus numérique

La filière de bioproduction française a lancé lundi le « campus biotech digital », pour proposer des formations dans le secteur de la production de médicaments biologiques innovants (des médicaments dont le principe actif est issu d'une source biologique et non de la chimie). Financé par un partenariat public-privé, cette plateforme, pilotée par de grands laboratoires - dont BioMérieux et Sanofi -, offrira des formations continues et initiales grâce à divers outils numériques, dont le serious game ou la réalité virtuelle.

L'insurtech Lemonade débarque en France

Depuis le 8 décembre, la France est le troisième pays européen, après l'Allemagne et les Pays-Bas, à voir arriver Lemonade, une insurtech permettant d'assurer son logement en quelques clics et d'être remboursé presque immédiatement en cas de sinistre. Le jour de son introduction à la Bourse de New York, début juillet, la société avait vu son cours exploser de 139%.

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Alstom investit dans une start-up israélienne

Alstom va investir 7 millions de dollars dans Cylus, un spécialiste de la cybersécurité ferroviaire, acquérant ainsi une participation minoritaire dans la société. Alstom intégrera la technologie Cylus dans ses processus, composants et solutions ferroviaires. Alstom utilisera notamment cette technologie dans le système de métro léger de Tel Aviv. Le Français avait remporté en 2017 le marché des systèmes de signalisation et de contrôle des trains pour le tramway de la ligne rouge.

Africa Pay cherche 10 millions d'euros

La néo-banque africaine a lancé une campagne de financement participatif afin de récolter 10 millions d'euros. La fintech, qui mise sur l'important taux de pénétration des téléphones portables en Afrique pour pallier le manque d'accès aux banques sur le continent, espère se lancer début 2021. Certaines fonctionnalités sont d'ores et déjà disponibles en pré-lancement.

Levées de fonds

Gorgias, application de support client dédiée aux sites de e-commerce, a levé 25 millions de dollars auprès de plusieurs fonds dont Sapphire Ventures et Amplify Partners (Silicon Valley) et Alven (France). Gorgias, qui compte une centaine de salariés dans le monde dont 25 à Paris, compte doubler ses effectifs en 2021.

Potloc, start-up franco-canadienne basée à Montréal spécialiste des études consommateurs via les réseaux sociaux a levé 13 millions d'euros auprès du français Cap Horn et des canadiens Brightspark Ventures, Desjardins Capital, EcoFuel et Investissement Québec.

Core Biogenesis (bioproduction de protéines recombinantes) a levé 2,6 millions d'euros, auprès notamment des fonds XAnge, Entrepreneurs First, et Plug and Play.

xRapid Group, start-up d'origine française basée à Londres et spécialiste dans l'application de l'intelligence artificielle aux tests médicaux, a levé un million d'euros auprès de ses investisseurs historiques et de FrenchSquare, le réseau d'entrepreneurs francophones à Londres.