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Coronavirus : la récession et le déficit encore plus « impressionnants » que prévu ?

  • MoneyVox avec AFP
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Photo officielle de Gérald Darmanin en 2017
Gérald Darmanin - © Bercy Photo / Gézelin Grée

Le gouvernement sera peut-être obligé de renforcer de nouveau le plan d'action de 110 milliards d'euros et d'aggraver encore ses prévisions économiques pour cette année, a indiqué mardi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

« Il y aura peut-être un troisième budget rectificatif avec des chiffres sans doute encore plus impressionnants », a affirmé le ministre sur France Inter.

Le gouvernement a présenté la semaine dernière un nouveau projet de budget rectifié pour 2020, le deuxième en moins d'un mois. Voté dans la nuit de vendredi à samedi à l'Assemblée nationale, il est examiné mardi au Sénat. Il intègre une prévision de contraction du produit intérieur brut (PIB) de 8% cette année, un déficit de 9% du PIB, une dette publique de 115% du PIB.

Alors que le précédent plan d'action prévoyait de mobiliser 45 milliards d'euros (dont des reports de charges et d'impôts) pour soutenir l'économie, la nouvelle mouture doit relever ces aides à 110 milliards d'euros.

Niveau de dette jamais atteint depuis 1945

« La stratégie du gouvernement est de s'adapter aux demandes économiques » des Français et des entreprises, a assuré Gérald Darmanin, ajoutant que le gouvernement « a préféré l'endettement à la faillite ». « Nous sommes dans le montant de déficit et de dette jamais atteint depuis la seconde guerre mondiale », a-t-il souligné. « Il n'y a pas de plafond (...) Aujourd'hui la France continue de pouvoir emprunter dans des conditions satisfaisantes (...) avec des taux bas », a-t-il encore ajouté.

Gerald Darmanin a d'ores et déjà annoncé que les reports de charges pour les entreprises seraient prolongés pour les échéances du mois de mai. Environ 40% des entreprises (hors indépendants) ont reporté le paiement de leurs cotisations patronales dues le 15 mars et près de 48% celles du 5 avril, selon des données communiquées par Bercy, pour un montant global de plus de 7,5 milliards d'euros.

En tête figurent sans surprise les entreprises des commerces non alimentaires, notamment la transport aérien, l'hébergement, la restauration et les arts et spectacles, ou encore les entreprises de l'habillement et la métallurgie. Par ailleurs, un peu moins de 40.000 entreprises (hors indépendants), dont environ 20.000 microentreprises et 13.000 PME, ont aussi demandé le report de leurs charges fiscales pour un montant d'un peu moins de 1,7 milliard d'euros, selon des chiffres dévoilés par Les Echos.

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Par la rédaction avec AFP

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