Les modalités dindemnisation des arrêts maladie durant lépidémie de coronavirus ont été adoucies. Un décret publié ce 17 avril au Journal officiel précise les nouvelles conditions de versement de lindemnité complémentaire, payée par lemployeur, qui sajoute à lindemnité journalière de sécurité sociale (IJSS).
Ainsi, pour les malades du coronavirus, lindemnité complémentaire (comme les IJSS donc) est versée dès le 1er jour en arrêt. Habituellement, le code du travail prévoit que ce complément de lemployeur soit versé après un délai de carence de 7 jours (hors maladie professionnelle). Plus généralement, il en va de même pour tous les arrêts maladie en lien avec lépidémie de coronavirus : ceux pris par des salariés infectés ou suspectés de lêtre, mais aussi les jours posés pour garder ses enfants de moins de 16 ans.
Suspension de la condition dancienneté
Ce décret confirme également la suppression de la condition dancienneté. Normalement, hors règle contraire fixée par un accord collectif, un salarié ne reçoit une indemnité complémentaire quaprès 12 mois en poste. Ces suspensions des délais de carence et dancienneté sappliquent aux arrêts de travail à compter du 12 mars et jusquau 31 mai prochain.
Sagissant du montant de lindemnisation, celle-ci, en comptant les IJSS, est portée jusqu'au 30 avril à 90% de la rémunération brute du salarié quelle que soit la durée totale de labsence. Ce dispositif est rétroactif et sapplique aux jours dabsence intervenus depuis le 12 mars.
En revanche, à partir du 1er mai, les salariés en arrêt de travail en raison de l'épidémie seront placés en activité partielle et percevront une indemnité à hauteur de 84% environ du salaire net (100% pour les travailleurs au Smic), annonce le ministère de la Santé ce vendredi. « Cette indemnité sera versée au salarié à léchéance normale de paie par lentreprise, qui se fera intégralement rembourser par lEtat dans les mêmes conditions que le reste de lactivité partielle. Cette mesure permet déviter une réduction de lindemnisation des personnes concernées : sans cette mesure, le niveau dindemnisation des salariés aurait diminué pour atteindre 66% du salaire après 30 jours darrêt pour les salariés justifiant dune ancienneté inférieure à 5 ans, par exemple », précise le communiqué.
En revanche, les salariés tombés malade durant le confinement, mais sans lien avec le Covid-19, ne bénéficient pas de cette règle d'indemnisation. De plus, pour ceux dont l'arrêt a débuté entre le 12 et le 23 mars, un délai de carence de 3 jours sapplique, sauf en cas de disposition contraire prévue par accord collectif.
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