Coronavirus : pourrez-vous toucher la prime exceptionnelle de 1 000 euros ?

Des billets de 50 euros en guise de cadeau
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Après les salariés de la grande distribution, les banques réfléchissent à instaurer une prime pour leurs salariés qui continuent à aller travailler malgré l'épidémie de Covid-19. Le gouvernement veut pousser les entreprises plus petites à faire de même.

Une prime pour les « héros du quotidien ». Pour récompenser les salariés en première ligne de la « guerre » contre le virus qui continuent à aller travailler, le gouvernement incite les entreprise à leur verser une prime défiscalisée pouvant aller jusqu'à 1 000 euros.

La plupart des entreprises de la grande distribution ont répondu à l’appel. Chez Auchan, les « 65  000 collaborateurs qui sont sur le pont, autrement dit dans les magasins, les entrepôts, les drives ou chargés des services de livraison » vont pouvoir bénéficier de la prime de 1000 euros. Idem pour les 85 000 salariés de Carrefour qui la toucheront fin mai. « C’est une prime totalement exceptionnelle, mais qui correspond à un effort exceptionnel », a expliqué sur franceinfo Pascal Clouzard, le directeur exécutif de Carrefour en France. Intermarché, Système U, Leclerc ou encore Lidl ont aussi annoncé le versement d’une prime de 1 000 euros.

La prime fait débat au sein du secteur bancaire

Cette mobilisation semble faire des émules puisque certaines banques réfléchissent à faire de même. Interrogé par Les Echos, Crédit Mutuel Alliance Fédérale confirme que ses salariés bénéficieront d'une « prime de mobilisation », sans en dire plus encore sur le montant ou les modalités. Chez BPCE, le principal syndicat du groupe compte soumettre l’idée ce mercredi lors d’une réunion avec la direction. Mais ailleurs, la prudence est de mise. « D'abord sortons de la crise et protégeons nos employés. Le sujet de la prime, on le verra le moment venu », indique Thierry Laborde, directeur général adjoint de BNP Paribas.

Cette possibilité de prime, créée à la suite de la crise des « Gilets jaunes », permet aux entreprises de verser jusqu’à 1 000 euros aux employés dont la rémunération est inférieure à 3 Smic soit 4 618,22 euros par mois. La somme n’est soumise ni à l’impôt sur le revenu, ni aux cotisations salariales et aux prélèvements sociaux. Un coup de pouce de pouvoir d’achat dont 5 millions de salariés ont profité en 2019.

Ce dispositif avait été reconduit pour 2020 mais seulement pour les entreprises ayant signé un accord d'intéressement. Mais la donne a changé. « Nous suspendrons, pour les entreprises de moins de 250 salariés, l’obligation d’avoir un accord d’intéressement... afin de récompenser les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail », a expliqué mardi le ministre de l’Economie. De quoi permettre potentiellement a davantage de salariés de la toucher.

Par ailleurs, elle pourrait aussi être distribuée au « personnel hospitalier, à qui nous devons la vie », a précisé Bruno Le Maire. Il n’est pas non plus fermé à l’idée de l’élargir aux agents de la fonction publique qui sont aussi sur le pont. Quant aux indépendants et aux auto-entrepreneurs, ils ne sont pas concernés. Mais Bruno Le Maire leur a promis une aide forfaitaire de 1 500 euros pour faire face à l’urgence d’une chute de revenus causée par la crise sanitaire.

Lire aussi : Impôts, salaire... Ces aides pour les particuliers face à la crise du Covid-19

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© MoneyVox / MB / Mars 2020

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