6,3 milliards d'euros. C'est le montant que l'Etat va être obligé de débourser d'ici 2022 dans le cadre des contentieux fiscaux « de masse », ceux qui concernent un grand nombre de contribuables, selon Le Figaro qui a eu accès à ces chiffres inscrits dans le programme de stabilité, présenté aujourdhui en Conseil des ministres. Destiné à la Commission européenne, ce document dresse la stratégie budgétaire de la France.
Sur ces 6,3 milliards deuros, il y a 4,3 milliards deuros de taxes et impôts à rembourser pour les ménages imposés à tort. A cette somme sajoute 1,7 milliard deuros au titre des intérêts moratoires, cest à dire pour compenser le préjudice lié à la réparation tardive, par lEtat, de ses erreurs.
Un contentieux à 2,5 milliards d'euros
« Dans les contentieux actuellement identifiés, il sagit notamment des remboursements aux OPCVM étrangers, des remboursements au titre du contentieux de Ruyter, Steria, Messer, Précompte ainsi que du contentieux 3% dividendes », explique le programme de stabilité. Des contentieux perdus quand des prélèvements réclamés aux contribuables ont été rejetés par la Cour de justice de lUnion européenne, explique Le Figaro.
Le contentieux le plus onéreux (2,5 milliards deuros tout de même) concerne la retenue à la source, entre 1978 et 2012, de 25%, puis de 30%, appliquée aux dividendes de source française perçus par des organismes de placement collectif en valeurs mobilières américains et européens. Or, les OPCVM français en étaient exonérés !













