Le patron de l'Agence des participations de l'Etat (APE), Martin Vial, a assuré mardi que les privatisations prévues dans la loi Pacte n'auraient pas lieu avant le printemps, assurant avoir reçu « beaucoup de marques d'intérêt » pour ADP.

« La promulgation de la loi Pacte ne pourra intervenir au mieux avant la fin de l'hiver », a dit Martin Vial sur Radio Classique, interrogé sur le texte approuvé en première lecture à l'Assemblée Nationale début octobre, qui autorise la privatisation d'ADP (ex-Aéroports de Paris), la Française des Jeux (FDJ) et d'Engie (ex-GDF Suez).

« Nous nous projetons en effet au printemps prochain » si les conditions sont réunies, a-t-il ajouté. « Nous verrons comment les marchés évoluent à ce moment-là. C'est la raison pour laquelle, je reste prudent », a-t-il ajouté.

« Que l'intensité concurrentielle » soit maintenue « jusqu'au bout »

Concernant ADP, Martin Vial a reconnu avoir reçu « beaucoup de marques d'intérêt d'investisseurs industriels et d'investisseurs financiers : des fonds d'infrastructure, des fonds de pension, des investisseurs plutôt de long terme français et étrangers ». « Nous souhaitons que cette intensité concurrentielle se maintienne jusqu'au bout », a expliqué le patron d'APE.

Martin Vial a aussi brièvement réagi à un rapport de la Cour des comptes, rendu public la veille, qui appelait l'Etat à mieux maîtriser les investissements étrangers dans les aéroports en France et à tirer les leçons de « l'échec » de la privatisation de Toulouse. « Elle a aussi noté que nous avions mis en place un cahier des charges très strict sur la privatisation de Lyon et de Nice. C'est ce que nous ferons également sur ADP », a-t-il assuré.

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Vente de tout ou partie des actifs que l'État détient dans ADP

Le projet de loi Pacte autorise l'Etat, qui reçoit environ 160 millions d'euros de dividendes annuels, à procéder à la vente de tout ou partie des actifs qu'il détient dans ADP, soit 50,63% des parts représentant quelque 9,5 milliards d'euros. Selon ce texte, la majorité du capital de la Française des Jeux pourra être transférée au privé. L'État, détenteur de 72% des parts, deviendra actionnaire minoritaire à hauteur de 20% « au minimum ». L'État sera aussi autorisé à descendre en dessous des 33% des parts d'Engie (ex-GDF Suez).