La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mardi le lancement d'une série de tests destinés à évaluer en 2017 la capacité des banques de la zone euro à faire face à des variations de taux d'intérêt.

Cette exercice, qui visera un peu plus d'une centaine de groupes bancaires de la zone euro, doit permettre de déterminer l'impact potentiel d'un changement de l'environnement de taux d'intérêt sur les positions financières et les revenus des banques, a précisé l'institution dans un communiqué.

Pour ce faire, le Mécanisme européen de supervision (MSU), créé en novembre 2014 sous l'égide de la BCE, va soumettre les instituts de crédits européens à six scenarii de choc, dont les résultats seront communiqués au cours de l'été. « Ces chocs ne sont pas censés être des projections réalistes des développements des taux d'intérêt en zone euro », précise le MSU, qui a réalisé chaque année depuis sa création des tests de résistance bancaire. En outre, les résultats de l'exercice ne devraient pas conduire les superviseurs à augmenter les exigences de capital imposées aux banques, ajoute le communiqué.

Destiné à empêcher une nouvelle crise financière comme celle de 2008-2009, le MSU est chargé de superviser l'activité de quelque 130 groupes bancaires de la zone euro. Depuis plusieurs années, les taux d'intérêt sont tombés à des niveaux très bas en Europe, mais également aux Etats-Unis, tirés vers le bas par les politiques très interventionnistes des banques centrales pour relancer l'économie.

Les questions autour de l'impact d'une modification subite de l'environnement de taux gagnent toutefois en importance, à un moment où la Réserve fédérale américaine a commencé à relever ses taux directeurs et s'est dite prête la semaine dernière à procéder à un nouveau relèvement « assez vite ».

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La Banque centrale européenne pourrait elle-même être confrontée à une telle problématique, probablement dès l'an prochain, dans un contexte de remontée des prix à la consommation en zone euro et d'un éclaircissement progressif de l'horizon économique européen malgré les incertitudes persistantes.