En Ile-de-France, c'est dans les départements les plus chers tels que les Hauts-de-Seine que l'immobilier ancien s'est le plus valorisé de 1996 à 2012, selon une étude de la Chambre des notaires de Paris Ile-de-France publiée jeudi.

Si les prix des appartements anciens ont été multipliés par 3,5 à Paris de 1996 à 2012, ils l'ont été par 2,8 dans les Hauts-de-Seine, deuxième département le plus cher de la région, contre 2,3 dans les départements les plus abordables, la Seine-et-Marne et l'Essonne, selon l'étude.

Sur la période, le prix au m2 a ainsi bondi de 6.000 euros à Paris (atteignant 8.000 euros le m2), d'environ 3.500 euros dans les Hauts-de-Seine et d'environ 1.700 euros dans les trois départements les plus accessibles : Seine-et-Marne, Essonne et Val-d'Oise. Cette flambée des prix dans la capitale a creusé l'écart avec le département le moins cher de l'Ile-de-France : pour devenir propriétaire d'un appartement ancien en 1996, il fallait débourser 2,1 fois plus à Paris que dans le Val-d'Oise et la Seine-et-Marne. En 2012, cet achat immobilier coûtait 3,1 fois plus.

L'écart se creuse entre Paris et le reste de la région

A l'inverse à Paris, l'écart entre les arrondissements les plus chers et les plus abordables tend à se réduire : au fil des années, les seconds se sont valorisés davantage que les premiers, ont constaté les notaires. « Au final, la différence des prix pratiqués à Paris et dans le reste de la région s'est accrue, avec des prix très élevés et de fortes hausses à Paris et dans les Hauts-de-Seine », observent ces professionnels.

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En outre, « les hausses de prix ont été un peu moins soutenues en banlieue, et particulièrement dans les départements les moins chers ».