Le président de la République François Hollande a assuré lundi matin sur France Inter qu'il « ferait tout » pour doper la croissance cette année, afin que le chômage baisse, mais a prévenu que les impôts ne seraient pas allégés pour autant.

« Je ferai tout pour que la croissance soit la plus haute possible, pour que nous ayons plus de 1% de croissance », soit la prévision officielle du gouvernement pour l'année en cours, a dit le chef de l'Etat, pour qui c'est au-dessus de ce seuil que le chômage reculera.

Sans annoncer de nouvelles initiatives, il a fait la liste des chantiers en cours : le pacte de responsabilité, synonyme de baisse massive des prélèvements sur les entreprises ; la loi d'activité et de croissance dite « loi Macron », qui regroupe des initiatives hétéroclites allant des voyages en bus au travail du dimanche en passant par les tarifs de notaires; ou encore « le soutien que nous allons apporter à des entreprises innovantes ».

« Pas de nouveaux impôts à partir de 2015 »

François Hollande a également répété son « engagement (...) de ne pas créer de nouveaux impôts à partir de 2015 », après un début de quinquennat marqué par une forte augmentation de la fiscalité. Mais il a prévenu dans le même temps qu'une croissance plus élevée ne mènerait pas immédiatement à une baisse des impôts, en plus de la suppression déjà décidée de la première tranche de l'impôt sur le revenu, devant bénéficier à « 9 millions de personnes ».

Une baisse en 2016 ou 2017 si la croissance revient

« Si la croissance est un peu supérieure » en 2015 à 1%, « cela ira à la réduction des déficits », a-t-il déclaré, évoquant la nécessité pour la France de se « désendetter », ajoutant toutefois que si cela « se confirmait en 2016 ou en 2017 (...) nous verrions ce que nous pourrions faire en termes de baisse de prélèvements ».

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Avec une croissance de 1% cette année, le gouvernement espère ramener le déficit public à 4,1% du Produit intérieur brut, c'est-à-dire de la richesse générée en France en 2015, contre 4,4% en 2014. Cette prévision est jusqu'ici en harmonie avec les projections de plusieurs institutions, y compris l'Insee. La France, comme dans d'autres pays d'Europe, bénéficie en termes économiques de circonstances favorables liées au prix en baisse du pétrole, au fléchissement du cours de l'euro ou encore au niveau historiquement bas des taux d'intérêt sur les emprunts d'Etat.