La loi sur la transition énergétique, qui arrive en débat à l'Assemblée nationale mercredi, « va changer la vie des Français » et constitue « une formidable chance », a affirmé la ministre de l'Écologie et de l'Energie Ségolène Royal.

« La transition énergétique peut apporter beaucoup aux Français » et cette nouvelle loi, « c'est de tout de suite qu'elle va changer la vie des Français », a déclaré dimanche Mme Royal, invitée du « Grand Rendez-vous » Europe 1/Le Monde/I-Télé. « En 2050, il va falloir diviser par deux notre consommation énergétique. Donc, c'est vraiment un changement de modèle (...) et aussi une formidable chance », selon la ministre. « L'autre modèle énergétique, la solution écologique, est une occasion de fonder un autre modèle économique », a-t-elle estimé.

La ministre a souligné que la rénovation énergétique des bâtiments constituait « le principal chantier » de la loi, avec la création d'un crédit d'impôt « qui va permettre aux Français d'engager des travaux sur leur logement ». Cela va aussi concerner « l'artisanat du bâtiment qui dès maintenant se met en mouvement », a-t-elle ajouté. Une ligne budgétaire de 5 milliards d'euros à la Caisse des Dépôts va d'autre part « permettre à toutes les collectivités (...) d'engager les travaux sur tous les bâtiments publics », a indiqué Mme Royal.

La loi doit ainsi permettre aux Français « de diminuer leur facture énergétique, qui pèse lourdement sur le pouvoir d'achat », et de diminuer « la facture énergétique de la France, qui pèse lourdement sur la productivité économique des entreprises ». Le projet de transition est « de passer du modèle actuel où on gaspille l'énergie, où on consomme beaucoup d'énergie importée, notamment beaucoup de pétrole », à « la montée en puissance sur les énergies renouvelables », a-t-elle résumé.

Mme Royal a redit que l'objectif était de « créer 100.000 emplois dans les filières de la croissance verte ». Elle a récusé l'idée que la transition énergétique serait coûteuse : « Ca ne coûte pas, ça rapporte, la transition énergétique », a-t-elle lancé.

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Taxe sur le gazole

Interrogée sur une possible hausse de 2 centimes par litre de la taxe sur le gazole, elle a souligné que cette éventuelle hausse n'avait « rien à voir avec la transition énergétique ». « Maintenant, c'est une décision gouvernementale. Si elle est prise, j'en serai solidaire », a-t-elle relativisé. « Je ne veux pas d'écologie punitive. Je ne veux pas que l'écologie soit financée par l'impôt, ça fait longtemps que je le dis », a réaffirmé la ministre.