Les banques européennes considèrent que les risques liés aux litiges, qu'ils soient commerciaux ou réglementaires, sont désormais inhérents à leur activité, selon une étude du cabinet KPMG menée auprès des quinze plus grands établissements européens.

"L'aide financière apportée aux banques par les Etats a renforcé les attentes du public et les exigences des régulateurs en matière de déontologie bancaire", souligne l'étude.

La manipulation des taux d'intérêts bancaires Libor, Euribor et Tibor a coûté aux banques 3,1 milliards d'euros en 2012 et 2013. En Grande-Bretagne, les actions portant sur les ventes abusives d'assurances crédit et des produits dérivés à des entreprises de petite taille ont impacté les résultats des banques à hauteur de 27 milliards d'euros sur trois ans. Pour les banques qui exercent des activités aux Etats-Unis, la réglementation américaine représente un risque supplémentaire à maitriser, les infractions s'avérant coûteuses, tant financièrement que dans les modes de fonctionnement imposés par les régulateurs américains, souligne KPMG.

"Alors même que les banques continuent de gérer les conséquences d'actions passées (manipulation de certains taux bancaires, recrudescence des litiges commerciaux, infractions à la réglementation...), les contraintes légales et réglementaires sont désormais appréhendées comme des risques inhérents à l'activité bancaire ", estime Marie-Christine Jolys, responsable du département réglementaire banque chez KPMG.

Faible croissance en 2013 pour les banques européennes

L'étude relève par ailleurs que les bénéfices des 15 plus grandes banques européennes ont progressé de 4% en 2013 par rapport à 2012, à 43 milliards d'euros, après deux années consécutives de baisse (-33% en 2012 et -27% en 2011).

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"L'activité des banques s'oriente vers une normalisation. Si l'année 2013 reste marquée par une faible croissance et des taux d'intérêts bas, la plupart des banques interrogées évoquent une stabilisation des économies à l'automne 2013 et une sortie de la crise financière amorcée en 2008", indique KPMG.

L'étude compare les résultats et les rapports annuels 2013 de Barclays, BBVA, BNP Paribas, Commerzbank, Deutsche Bank, Lloyds Banking Group, HSBC, ING, Nordea, Royal Bank of Scotland, Santander, Société Générale, Standard Chartered, UBS et Unicredit.