Le déficit de l'État français s'est réduit en avril par rapport à son niveau du même mois en 2013, grâce en particulier à des rentrées massives de l'impôt sur le revenu.

Le déficit fin avril atteignait 64,2 milliards d'euros, soit 2,6 milliards d'euros de mieux qu'à la même date de l'an passé, a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué. Les dépenses ont reculé de 1,8 milliard d'euros pour s'établir à 138,6 milliards d'euros le 30 avril, tandis que les recettes ont progressé de 2,2 milliards d'euros à 93 milliards d'euros, selon ce même communiqué.

Cette progression des recettes nettes s'explique en particulier par une forte augmentation sur un an des rentrées générées par l'impôt sur le revenu : elles ont grimpé de 20% environ pour atteindre 27 milliards fin avril. Les recettes de l'impôt sur les sociétés ont elles au contraire baissé, de 22% environ sur un an, à 9 milliards d'euros.

Un « effet calendaire »

Cet écart sur l'impôt sur le revenu « résulterait en partie d'un effet calendaire lié à la fusion des avis d'imposition d'impôt sur le revenu et de contributions sociales », explique le ministère.

L'objectif de la France est de faire baisser fortement son déficit public cette année, de manière à ce qu'il atteigne fin 2014 le niveau de 3,8% du produit intérieur brut, contre 4,3% en 2013.