Le marché immobilier de l'Ile-de-France a continué à fonctionner « au ralenti » au premier trimestre, la reprise se cantonnant aux ventes de logements anciens, tandis que le neuf connaît une forte baisse, a indiqué mardi la Chambre des notaires Paris/Ile-de-France. Côté prix, l'évolution est positive à Paris, négative en Ile-de-France.

« Le marché reste caractérisé par un niveau d'activité faible », estiment les notaires, observant que « les vendeurs et les acquéreurs peinent à s'entendre, et (que) l'offre et la demande se rencontrent difficilement ». Avec 35.500 logements (neuf et ancien confondus) vendus dans la région Ile-de-France de janvier à mars, les volumes de transactions sont toutefois en hausse de 3% sur un an, selon la note de conjoncture de ces professionnels, publiée mardi.

Les nouvelles opérations « ralenties » par les élections

Cependant, cette amélioration « tient uniquement à la progression de l'ancien alors que le neuf connaît une forte baisse, essentiellement parce que les acquéreurs-investisseurs manquent à l'appel, et que les nouvelles opérations se sont trouvées ralenties par la période électorale et pourraient ne pas aboutir », estiment les notaires.

Sur un an, les ventes de logements dans l'ancien ressortent en progression de 9% au premier trimestre, une hausse identique pour les maisons et pour les appartements.

L'augmentation des volumes de ventes d'appartements anciens pendant la période s'observe dans la majorité des départements de la région à l'exception des Yvelines (-7%) et du Val-d'Oise (-2%), soulignent les notaires. De leur côté, les maisons voient le nombre de leurs ventes s'étoffer, plus particulièrement en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, selon la même source.

Pas de « reprise significative des ventes » en vue

Cependant, les volumes de transactions actuels sont loin d'atteindre les niveaux habituellement attendus en Ile-de-France, font valoir les notaires. Avec 31.200 logements anciens vendus au premier trimestre, il manque ainsi 2.500 ventes - et 7% d'activité - pour retrouver le niveau d'un premier trimestre moyen de ces dix dernières années, de 33.700 ventes en Ile-de-France, notent-ils.

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Et les indicateurs avancés pour avril n'augurent pas d'« une reprise significative des ventes ». D'autant plus que la mise en place de la loi pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) et ses dispositions concernant la copropriété « ont souvent obligé à repousser la signature des avant-contrats ». « Dans la foulée, les ventes se trouveront, elles aussi, reportées », prédisent les notaires. « D'autre part, le climat d'attentisme n'a pas changé », alors que les prix demeurent très élevés, en dépit de cette atonie du marché.

8.160 euros le m2 à Paris

Dans Paris, le prix au m² des appartements anciens s'établit à 8.160 euros au premier trimestre, (+0,20% par rapport aux trois mois précédents, et +0,60% corrigé des variations saisonnières). Il s'érode de 0,30% en Ile-de-France.

« Les facteurs de blocage persistent et pourraient se prolonger dans les prochains mois », estiment les notaires, car « la reprise économique est en attente, le marché du travail, les revenus des ménages et la confiance sont encore mal orientés ».