Les banques françaises peuvent aborder l'exercice d'évaluation de leur bilan, mené par la Banque centrale européenne (BCE), avec « sérénité » au regard de leurs « bonnes performances », a affirmé vendredi le gouverneur de la Banque de France.

« Cet exercice d'une ampleur inédite, qui mobilise l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et des cabinets extérieurs, permettra, j'en suis sûr, de renforcer la confiance dans le système bancaire français car, compte tenu de leurs bonnes performances, les groupes français abordent cet exercice avec sérénité », a déclaré Christian Noyer lors d'une conférence de presse.

Christian Noyer, par ailleurs président de l'ACPR, le régulateur des banques, a relevé que les six principaux groupes bancaires français - BNP Paribas, Société Générale, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Banque Postale - avaient enregistré un bénéfice net cumulé de 18 milliards d'euros en 2013, plus de deux fois supérieur à celui de 2012 (8,4 milliards d'euros).

Ratio de fonds propres « durs » supérieur aux exigences

Il a également souligné que ces établissements avaient affiché déjà un ratio de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) supérieur à 10%, au-dessus des nouvelles exigences réglementaires.

Avant de devenir le superviseur bancaire de la zone euro en novembre, la BCE examine actuellement la qualité des actifs des institutions qui seront placées sous son contrôle. Suivront des tests des résistance menés par l'Autorité bancaire européenne.

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Christian Noyer a indiqué que les moyens déployés afin de réaliser cet exercice, notamment la présence d'auditeurs externes, avaient généré un surcoût « de l'ordre de 80 millions d'euros », pris en charge par la Banque de France.