La Caisse des Dépôts a renoué avec les bénéfices en 2013, à hauteur de 2,1 milliards d’euros, portés par d’importantes plus-values liées à la constitution de la banque publique d’investissement.

L'année précédente, la CDC avait terminé dans le rouge pour la deuxième fois depuis sa création en 1816, avec une perte nette de 454 millions d'euros liée à des dépréciations sur plusieurs de ses participations pour un total de deux milliards d'euros.

A l'inverse, la mise sur pied de bpifrance en juillet 2013, concrétisation d'une promesse de campagne du président François Hollande, a vu la Caisse dégager une plus-value de 1,2 milliard d'euros quand elle a apporté des participations à ce nouvel organisme dont elle détient 50%.

Parmi ces apports figuraient notamment ses participations dans le Fonds stratégique d'investissement et Oséo.

Toujours au chapitre des éléments exceptionnels, la CDC a déprécié, de 300 millions d'euros, sa participation dans La Poste et enregistré une perte de valeur de 100 millions d'euros de sa filiale de transports Transdev, notamment imputables aux difficultés de la SNCM.

Un PNB en progression de 3%

Le résultat net récurrent, qui reflète mieux l'activité de la Caisse des dépôts, a pour sa part reculé de 13%, à 1,35 milliard d'euros, un repli attribué à l'environnement de taux bas qui réduit les marges d'intérêt.

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Ses fonds propres ont, pour leur part, retrouvé leur niveau d'avant-crise et s'établissaient à 27,5 milliards d'euros fin 2013, contre 23,7 milliards fin 2012, en raison du retour aux bénéfices et de la hausse des marchés financiers qui ont gonflé les plus-values latentes.

Proforma, le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) a progressé de 3%, à 3,6 milliards d'euros, tandis que les charges d'exploitation ont diminué de 5%, essentiellement du fait de l'évolution du périmètre de la Caisse.