Crédit Mutuel : bénéfice net en hausse de 23,3% en 2013, à 2,65 milliards d'euros

  • MoneyVox avec AFP
Siège du Crédit Mutuel à Strasbourg
Siège du Crédit Mutuel à Strasbourg - CC J-Elle / Wikimedia Commons

Le Crédit Mutuel a enregistré une hausse de 23,3% de son bénéfice net en 2013, à 2,65 milliards d'euros, à la faveur notamment du redressement de sa marge d'intérêt, selon un communiqué publié jeudi.

Le groupe bancaire affiche, en outre, une solidité financière renforcée, avec un ratio de fonds propres « dur » (apports des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) de 14,2%, selon les règles de Bâle III, soit un niveau parmi les plus élevés en Europe. « Dans un environnement toujours incertain, le groupe Crédit Mutuel maintient son cap », a souligné le président du Crédit Mutuel, Michel Lucas, cité dans le communiqué.

Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) a grimpé de 4,8%, à 15,3 milliards d'euros, profitant notamment du redressement de la marge d'intérêt grâce à la baisse du taux du Livret A à 1,25%. En 2012, le niveau élevé de la rémunération de ce livret (2,25% tout au long de l'année) avait contraint la banque, au même titre que ses concurrentes, à augmenter la rémunération de ses produits de placement équivalents pour qu'ils restent compétitifs, ce qui avait renchéri le coût des dépôts.

Croissance de l'activité à l'international

L'an passé, le Crédit Mutuel a vu ses dépôts croître de 6,5%, à 292,2 milliards d'euros, ce qui lui permet de revendiquer une part de marché de 14,9% en France. Dans le même temps, l'encours de crédit a progressé de 2,3%, à 351,2 milliards d'euros, soutenu par les prêts immobiliers (+3,5%). Ces évolutions ont permis à la banque d'améliorer encore son ratio de crédits rapportés aux dépôts, à 120,2% contre 152% cinq ans plus tôt et ainsi de réduire sa dépendance aux marchés pour ses refinancements.

Outre son ratio de fonds propres « dur » élevé, le groupe affiche également un ratio de levier (bilan rapporté aux fonds propres) de 5,6%. Pour cet autre critère essentiel des règles bâloises, le minimum requis s'élève à 3%.

Le groupe, présent notamment en Allemagne et en Espagne, souligne aussi que sa part d'activité à l'international a continué à grimper et représentait 18,2% de son PNB fin 2013, contre 4,7% en 2005.

30 nouvelles agences d'ici 3 ans

Par métier, la banque de détail a enregistré une augmentation de 35,5% de son bénéfice net, à 1,9 milliard d'euros, en dépit de la hausse de 23,3% du coût du risque (provisions pour risque d'impayés, ndlr), une évolution essentiellement due au segment des entreprises. L'assurance, deuxième métier du groupe, a connu une progression plus modérée de son bénéfice net (+5% à 821 millions d'euros).

« L'assurance représente environ un tiers du bénéfice du groupe. Mais en y ajoutant son apport à la banque de détail, par exemple au travers des commissions, elle pèse pour 50% du résultat », a relevé Alain Fradin, directeur général de la Caisse fédérale de Crédit Mutuel, lors d'une conférence de presse.

Interrogé sur le réseau d'agences du Crédit Mutuel, M. Fradin a par ailleurs indiqué que le groupe prévoyait d'en ouvrir une trentaine dans les trois prochaines années, essentiellement sur la façade méditerranéenne et en Normandie, afin de compléter son maillage.

Michel Lucas a, pour sa part, annoncé que le groupe mutualiste canadien Desjardins allait prendre « d'ici deux ou trois mois » une participation dans le Crédit Mutuel, après que ce dernier a déjà investi dans son partenaire. Selon lui, cette prise de participation atteindrait quelque 200 millions d'euros.

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Par la rédaction avec AFP

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