Boursorama Banque veut passer le cap des 600.000 clients en France en 2014

  • MoneyVox avec AFP
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La banque en ligne et société de courtage Boursorama a fini l'année 2013 sur une perte nette de 36 millions d'euros liée à des dépréciations exceptionnelles au Royaume-Uni et en Allemagne, selon un communiqué publié jeudi. En France, après avoir atteint le seuil de 500.000 clients en 2013, Boursorama Banque vise les 600.000 en 2014.

Sur le quatrième trimestre de l'année 2013, Boursorama a vu son bénéfice net divisé par trois (à 3,8 millions d'euros), plombé par la hausse de ses charges d'exploitation (+29%) et par une augmentation « significative » de la charge d'impôt sur les sociétés en France.

Si la filiale de la Société Générale a fini l'année 2013 sur une perte nette de 36 millions d'euros, ce résultat est ainsi principalement dû à des dépréciations d'actifs au Royaume-Uni et en Allemagne. Sans ces dépréciations exceptionnelles, passées au 3e trimestre, la filiale de Société Générale enregistre un bénéfice net de 29,7 millions d'euros sur l'année, en baisse de 26% par rapport à 2012 (40,4 millions d'euros).

Lire : Boursorama : une perte prévue de 57 millions d'euros au 3e trimestre 2013 à cause des filiales

« La baisse du résultat net au niveau du groupe est due essentiellement au mauvais résultat de l'activité de Selftrade », la filiale britannique, confirme Marie Cheval, PDG de Boursorama. Selftrade a vu son produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires pour les banques) baisser de 27% à 15,5 millions d'euros et a accusé une perte nette de 11 millions. « On n'attend pas d'amélioration en termes de résultat net (hors exceptionnels ou sous jacent) », prévient Marie Cheval.

« Nous allons continuer à investir en 2014 »

La hausse des charges d'exploitation sur l'année (+17%), essentiellement liées à des investissements en France (effectifs, marketing et outil informatique) et au Royaume-Uni (mise à niveau de Selftrade), a également pesé sur le résultat. « Les investissements en France sont tout a fait assumés, on croit que c'est vraiment le moment d'accélérer la croissance et nous allons continuer à investir en 2014 », explique Marie Cheval.

L'activité bancaire en France a soutenu le PNB (+3% à 207,8 millions d'euros), tout comme le courtage, métier historique du groupe qui a profité de la reprise des marchés boursiers.

87.978 ouvertures de comptes courants en 2013

En France, la banque a dépassé le seuil des 500.000 clients en 2013 (+19%) avec un nombre « record » d'ouverture de comptes courants (87.978 nouveaux comptes). Le communiqué cite à ce propos Marie Cheval, PDG de Boursorama : « L'objectif pour 2014 est de poursuivre la croissance et d'atteindre 600.000 clients en France. »

« Nous constatons une démocratisation de la banque en ligne, avec une clientèle plus jeune, plus féminine, et le début d'une pénétration en région. C'est encourageant et cela justifie nos ambitions pour l'année prochaine », indique Marie Cheval, précisant que 10.000 nouveaux comptes ont été ouverts en janvier.

En 2013, les dépôts des clients ont augmenté de 16%, à 4 milliards d'euros, grâce notamment aux dépôts sur Livret A et LDD (+25%). En assurance-vie, la collecte nette a doublé, à 226 millions d'euros. La banque a profité de son positionnement tarifaire, l'un des moins chers du marché, et de l'élargissement de sa gamme de produits.

La production de crédit immobilier, lancée en 2012, a bondi de 76% à 832 millions d'euros, amenant l'encours total à 2,3 milliards d'euros. L'offre de prêt personnel, lancée en avril 2013, a été souscrite par 2.000 clients. Pour 2014, la banque souhaite développer des offres familiales et cibler la clientèle de province.

Les filiales britannique et allemande ont coûté 65,7 millions d'euros

Dans les autres métiers, le courtage a progressé de 6% (PNB de 51,1 millions d'euros) et le portail d'information boursorama.com de 2% (chiffre d'affaires de 10,2 millions).

A l'international, la filiale espagnole a tiré la croissance (+44% à 10,5 millions) mais les dépréciations d'écarts d'acquisition et d'actifs incorporels au Royaume-Uni et en Allemagne ont coûté 65,7 millions d'euros.

Lire aussi : Les résultats 2013 des principales banques françaises

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Par la rédaction avec AFP

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