L'agence de notation Standard & Poor's a abaissé vendredi la note de la France, pour la deuxième fois en 2 ans. Le monde politique a rapidement réagi ce matin à cette dégradation de « AA+ » à « AA ».

À gauche

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, sur Europe 1 : « Les réformes qui sont engagées produiront leurs effets. Nous, il faut qu'on soit avec la ferme détermination de mener jusqu'au bout la politique que nous avons engagée. »

Pouria Amirshahi, député PS des Français de l'étranger, sur LCP : « Je n'ai jamais accordé aucune légitimité à ces agences de notation. Je l'avais déjà dit à l'époque de Sarkozy donc je n'ai pas changé de discours. Ce n'est pas la même souveraineté : d'un côté un Etat souverain, une démocratie qui essaie de fonctionner dans un moment de doute et, de l'autre côté, des agences de notation qui donnent la leçon et des notes de manière totalement subjective, qui créent de l'angoisse plus qu'autre chose et qui sont totalement déconnectées de toute l'économie réelle. »

À droite

Valérie Pécresse, députée UMP des Yvelines, ancienne ministre du Budget, sur Europe 1 : « C'est un sérieux avertissement pour le gouvernement. Je crois qu'il impose aujourd'hui un changement de cap de politique économique. Plus personne ne croit que le gouvernement a encore une marge de manoeuvre fiscale et tout le monde nous appelle à plus de réformes, que ce soit le FMI, nos partenaires européens, les observateurs internationaux, agences de notation comprises. Ce n'est pas le gouvernement qu'il faut changer, c'est la politique économique. Ce qu'il faut, c'est une politique de réformes structurelles avec des économies à la clé, il faut fusionner les départements et les régions, réformer profondément la formation professionnelle et l'école, s'engager dans une réforme des retraites qui repoussera l'age légal. »

Philippe Dallier, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis, sur LCP : « Ce que pointe Standard & Poor's, et sur cela au moins on devrait se retrouver, c'est la difficulté de ce pays à se réformer. Nos entreprises ont un vrai problème de compétitivité et la question est de savoir comment on peut le traiter. Ce que pointe aussi cette agence c'est notre incapacité à produire de la richesse. Si on veut la partager pour financer nos politiques –et on sait que notre modèle social est intéressant, mais très cher– il faut pouvoir la financer. Or si on ne retrouve pas de croissance, on ne pourra pas sortir de nos problèmes et la dette continuera à enfler. (...) Tous les 3 ans, la France sort ses prévisions de réduction des déficits et on ne les tient jamais ! »

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Philippe Juvin, eurodéputé UMP, via un communiqué : « Grâce à François Hollande, la France n'est plus qu'une puissance moyenne en Europe. Avec ce déclassement, nous rejoignons le groupe peu glorieux de ce que l'on qualifie les puissances moyennes européennes. Avec une telle note, nous aurons du mal à peser en Europe. Cette décision ne surprendra que les aveugles qui nous gouvernent. Avec plus de 1.000 plans sociaux cette année, plus de 1.600 chômeurs en plus tous les jours depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir et la destruction méthodique de notre appareil de production, le gouvernement démolit notre économie. »