La Bourse de Paris creusait ses pertes et lâchait plus de 2% mardi après-midi, déstabilisée par les craintes d'une escalade en Syrie et avant une ouverture de Wall Street qui s'annonce en net repli.

A 15H02 (13H02 GMT), l'indice CAC 40 perdait 2,23% à 3.976,44 points, passant sous les 4.000 points pour la première fois depuis le 1er août. La veille, il avait terminé presque stable. Le marché parisien, qui évoluait en nette baisse depuis les premiers échanges ce mardi 27 août, a encore perdu du terrain dans l'après-midi, une demi-heure avant l'ouverture de la Bourse de New York.

Les marchés boursiers « ont peur d'une potentielle intervention militaire américaine en Syrie », explique Ishaq Siddiqi, analyste chez ETX Capital, ce qui conduit les investisseurs à la plus grande prudence. Les Etats-Unis ont haussé le ton lundi en affirmant que des armes chimiques ont été utilisées dans le pays, faisant craindre une intervention militaire.

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Banques en forte baisse

Ces craintes ont relégué au second plan un indicateur de confiance en Allemagne pourtant meilleur que prévu et publié dans la matinée. Les valeurs les plus dépendantes de la conjoncture souffraient, à l'image de Renault (-4,54% à 56,57 euros) et Lafarge (-3,65% à 46,33 euros). De même, les banques était en forte baisse, comme BNP Paribas (-3,06% à 48,00 euros), Crédit Agricole (-4,09% à 7,72 euros) et Société Générale (-4,17% à 32,97 euros).