Selon une étude publiée jeudi par l'agence de notation Fitch Ratings, la plupart des investisseurs européens considère que l'union bancaire préparée par Bruxelles ne réduira pas le risque de défaut des banques de la zone euro.

Plus d'un tiers d'entre eux (39%) estiment que ce risque ne sera pas réduit parce que les trois piliers de la réforme (supervision unique, mécanisme de résolution et garantie des dépôts) ne seront pas complètement appliqués. En outre, un quart des investisseurs interrogés (27%) pensent que la mise en place d'un mécanisme de résolution non public signifie que les banques auront moins de chance d'être secourues en cas de faillite.

Selon l'étude, seuls 28% des investisseurs estiment que le changement de législation européenne permettra de réduire le risque de défaut, un sentiment qui s'est toutefois amélioré après la publication du projet de mécanisme unique de résolution des crises bancaires (le 10 juillet).

La confiance des investisseurs revient

L'agence Fitch croit pour sa part que le premier pilier de l'union bancaire, la supervision unique, apportera de la cohérence et permettra de mieux comparer le niveau de risques des différentes banques de la zone euro, ce qui devrait permettre de réduire les risques de faillite. En revanche, le mécanisme de résolution rend moins probable un soutien public aux banques, pense Fitch, ce qui pourrait conduire les investisseurs à favoriser les établissements considérés comme les plus solides.

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L'étude, menée entre le 1er et le 31 juillet auprès d'investisseurs gérant au total 5.600 milliards d'euros d'actifs. montre également que ces derniers font de plus en plus confiance au secteur bancaire en général, comme le reflètent leurs portefeuilles et leurs recommandations.