L'activité de l'artisanat du bâtiment en France a reculé de 4% au deuxième trimestre 2013 sur un an, a annoncé vendredi la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), jugeant la situation « profondément préoccupante ».

Ce repli, qui marque le cinquième trimestre de baisse consécutif, a à nouveau été particulièrement marqué dans le neuf (-7,5%), qui "souffre encore du recul des mises en chantiers (-13% à la fin mai 2013 sur douze mois cumulés), alors que de son côté l'activité de l'entretien-amélioration a diminué de 2%", selon les chiffres rendus publics par la Capeb.

"Les mois défilent, la dégradation de l'activité du secteur s'amplifie et toujours aucune mesure concrète et effective sur le terrain !", s'insurge Patrick Liébus, président de la Capeb, selon lequel "les tensions se multiplient en région et il est aujourd'hui à craindre que nos prévisions pour 2013, déjà négatives, soient à revoir à la baisse". La confédération table désormais sur un recul cette année allant de -3,5% à -4%, contre -3% anticipé auparavant.

"Un moindre ralentissement" des carnets de commande

Si "les travaux générés par les collectivités locales ont amoindri la chute pour ce trimestre", "les problèmes de trésorerie continuent de s'aggraver", souligne la Capeb. 38% des professionnels font état d'une détérioration de leur trésorerie, contre seulement 6% qui déclarent une amélioration.

"Les travaux d'amélioration de la performance énergétique des logements stagnent (0%) ce trimestre, contre +3% au même trimestre de l'année précédente et ne permettent plus de dynamiser l'activité entretien-amélioration, laquelle poursuit son repli affichant une baisse d'activité de -2%", note encore la confédération. Une lueur d'espoir dans ce sombre tableau toutefois : "les chefs d'entreprise perçoivent un moindre ralentissement de leurs carnets de commande pour le 3e trimestre", indique la Capeb. Ils représentent désormais 82 jours de travail contre 87 au trimestre précédent.

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Pour M. Liébus, "après cinq trimestres de baisse d'activité consécutifs, beaucoup d'entreprises sont exsangues" et "l'emploi paie un lourd tribut (...) puisque "9.000 entreprises ont cessé leur activité" au premier trimestre 2013.

"Dans ce contexte dégradé, il est primordial de redonner de la confiance, de l'envie et des moyens aux ménages pour investir : la TVA à 5% dans l'entretien-rénovation en serait le plus bel exemple", conclut-il.