Les mandataires immobiliers voient leurs parts de marchés progresser, profitant notamment du rôle croissant d'internet dans les transactions, et constituent une nouvelle concurrence pour les agences traditionnelles, selon une étude du cabinet Xerfi publiée mercredi.

En 2012, ces commerciaux indépendants ont réalisé environ 6% des transactions dans l'ancien et leur part de marché pourrait avoisiner entre 9% et 12% à l'horizon 2015, pronostiquent les experts de Xerfi.

Travaillant depuis leur domicile, ces agents remplissent les mêmes missions que les négociateurs en agence. Mais libérés des charges liées à une enseigne physique, ils proposent un taux de commission inférieur à celui des agences traditionnelles et se rémunèrent sur la seule commission, dont ils récupèrent entre 70% et 98%, contre environ 35% en agence traditionnelle.

« Cette profession, relativement nouvelle, est en phase d'expansion grâce notamment à un développement sous forme de réseaux, qui permet aux mandataires d'avoir accès à des formations, des bases de données et des logiciels, moyennant une redevance annuelle », précise Vincent Desruelles, auteur de l'étude.

Selon lui, le rôle croissant d'internet dans les transactions immobilières a été l'un des principaux moteurs de l'essor des réseaux mandataires qui sont aujourd'hui une quarantaine en France. La profession, apparue au début des années 2000, a également tiré parti de l'essor de l'autoentreprenariat et de la relative facilité de devenir agent mandataire.

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Problème, cette percée s'est accompagnée « de procès en manque de professionnalisme » de la part des acteurs traditionnels de l'immobilier, souligne l'étude. D'où la création en 2012 d'un syndicat professionnel (Syremi) en vue de généraliser les bonnes pratiques et de mettre en place une formation initiale et continue obligatoire.

D'après l'étude Xerfi, le paysage des réseaux mandataires se caractérise par la domination de 3 à 4 groupements, dont CapiFrance, I@D et Optimhome. Viennent ensuite leurs principaux concurrents : Propriétés-privées.com, La Fourmi Immo, A La Lucarne de l'Immobilier, Safti, Idimmo, Maxihome, 3G Immo Consultant ou Proxica qui comptent plusieurs centaines de commerciaux.

« Aujourd'hui, on peut dire qu'il s'agit d'une vrai concurrence pour les agences traditionnelles », ajoute M. Desruelles. Pour faire face, celles-ci explorent de nouvelles pistes, telles que le renforcement de l'encadrement de la profession, une amélioration de leur image, de leur qualité de service, ou encore la diversification de leurs sources de revenus.