Le maire d'Ajaccio Simon Renucci (DVG) a évoqué dimanche « un scénario catastrophe » après la décision du Conseil constitutionnel de mettre fin au système d'exonération de droits de succession sur les immeubles situés en Corse.

« Les motifs d'annulation paraissent éloignés des intérêts de notre île », a indiqué Simon Renucci dans un communiqué, ajoutant, « la Corse se retrouve aujourd'hui au pied du mur et chez nous l'incompréhension se mêle au désarroi ». Le maire d'Ajaccio met en cause « le manque de discernement » des parlementaires UMP qui ont « fait le choix d'une saisine (du Conseil constitutionnel) quasi politicienne au détriment des intérêts de la Corse ». « Personne n'aurait osé imaginer que notre fiscalité dérogatoire, qui perdure depuis plus de deux siècles, soit ainsi balayée d'un simple revers de main », déplore-il.

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L'élu craint que « de nombreux Corses (soient) obligés de revendre leurs biens, pour s'acquitter de droits successoraux faramineux » et « que les appétits spéculatifs se déchaînent, accélérant de fait la folle spirale de la dépossession. » Le maire d'Ajaccio en appelle au président de la République « afin qu'il puisse au nom de l'équité rétablir notre acquis historique ou une mesure équivalente. »