Suite à l'instauration d'une taxe à 75% frappant les très hauts revenus, le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, affirme ne percevoir « aucun indice d'exil fiscal massif aujourd'hui ».

Dans un entretien au quotidien Le Parisien de mercredi, M. Moscovici estime que « le débat autour de cette taxe est clos », les intéressés ayant « fini par comprendre qu'ils devaient et pouvaient la payer ». Cette taxe est « temporaire » et elle « prendra fin en 2014 », a-t-il réitéré.

Le ministre a souligné que ceux qui pouvaient être tentés par l'exil fiscal à l'étranger « feraient bien d'y réfléchir à deux fois », au regard de l'expérience de Bernard Arnault (LVMH) qui n'a pas échappé « à un effet d'image désastreux » en sollicitant la double nationalité belge.

Les déclarations de M. Moscovici interviennent alors que la communauté des entrepreneurs français de haute technologie bataille contre d'autres dispositions du budget 2013 qu'elle juge confiscatoires.

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M. Moscovici souligne par ailleurs que la France a surtout « besoin d'une politique de compétitivité forte pour (ses) entreprises, mêlant déploiement de filières et innovation ». « Ce gouvernement considère que la désindustrialisation n'est pas une fatalité », a-t-il lancé.