La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a réaffirmé vendredi qu'aucune augmentation de la CSG ne figurerait dans le projet de budget 2013 de la Sécurité sociale, ajoutant que le financement de la protection sociale fera l'objet d'une « réforme de fond ».

Interrogée sur la préconisation de la Cour des comptes de revoir l'assiette de la CSG appliquée aux retraités, la ministre a relevé sur Europe 1 que « c'est un sujet qui revient régulièrement ».

« Nous allons engager une réforme du financement de la sécurité sociale. D'ici à la fin du mois, le Haut conseil pour le financement de la protection sociale va se réunir, va faire des propositions. C'est dans ce cadre là que nous verrons si nous devons revoir ces règles », a-t-elle dit. « Dans le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (présenté en octobre, ndlr), il n'y aura pas, nous l'avons dit, d'augmentation de la CSG ».

La ministre a ajouté que « les retraités ne sont pas intouchables » : « Nous devons revoir la fiscalité dans son ensemble, c'est dans ce cadre là qu'on peut envisager une remise à plat de la contribution de chacun ».

Trop de médicaments inutiles

Evoquant le rapport de la Cour des comptes sur la situation de la Sécurité sociale, Marisol Touraine a reconnu que « l'essentiel de la réduction des déficits reste à faire », accusant « le gouvernement précédent d'avoir beaucoup parlé et peu agi ». « Nous avons besoin de politiques de fond », a-t-elle dit, en jugeant par exemple que « les Français consomment trop de médicaments et des médicaments qui en général sont trop chers ». Selon elle, « l'industrie pharmaceutique a eu tendance à expliquer que tout ce qu'elle produisait était utile, ce n'est évidemment pas le cas ».

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La ministre a assuré vouloir aussi « traquer tous les abus », citant notamment les transports de malades pointés par la Cour des comptes. Dans son rapport annuel, rendu public jeudi, l'institution a recommandé de restreindre la hausse des dépenses d'assurance maladie à +2,4% par an, à mieux contrôler les arrêts maladie, à durcir la fiscalité des retraités.