Pour l'ancien Premier ministre UMP, François Fillon, le vote du budget rectificatif 2012 par l'Assemblée nationale, au petit matin vendredi, restera comme une « marque indélébile » sur le futur bilan de François Hollande.

Le vote de cette nuit « restera comme une marque indélébile lorsqu'il s'agira de faire le bilan de François Hollande. Je n'exagère pas. Je n'ai pas l'habitude d'exagérer », a souligné le député UMP de Paris sur Europe 1. « Alors qu'on s'attendait à ce que soit mis en place un vrai projet politique, les seules décisions qui sont votées (par les socialistes) sont des décisions de destruction. Il n'y a rien de créer (...) On fait table rase simplement de ce qui a été fait depuis 2007 ».

François Fillon a estimé que les décisions socialistes étaient caractérisées notamment par le « matraquage fiscal », la « rigidité » du marché du travail et les « insultes permanentes » à l'encontre des chefs d'entreprises et des « grands groupes dont dépend pour partie notre économie ». De telles décisions, a-t-il ajouté, « sont uniques en Europe, il n'y a pas un seul pays où l'on fait des choses pareilles ».

Le spectre de la récession 

« Si on veut aller vers la récession, c'est comme cela qu'il faut s'y prendre », a-t-il encore accusé en se déclarant persuadé que les conséquences d'une telle politique se feraient sentir « très, très vite » sur le « chômage et sur le niveau d'investissement des entreprises ».

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« Je voudrais que l'on me donne une seule raison qui pourrait pousser quelqu'un, demain, à investir dans un pays qui est en train de battre tous les records de fiscalité du monde, qui est en train de battre tous les records de rigidité de marché du travail du monde », a lancé l'ancien Premier ministre. Quant à l'intention du gouvernement d'imposer à 75% les revenus annuels supérieurs à un million d'euros, il s'agit d'un « impôt confiscatoire. C'est un impôt qui rend quasiment impossible tout investissement dans notre pays ».