La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu jeudi son principal taux directeur inchangé à 1%, son plus bas niveau historique auquel il stationne depuis décembre.

Les économistes s'attendaient à ce statu quo, malgré un regain d'anxiété sur l'économie de la zone euro. Ce mois-ci les gouverneurs de la BCE se sont donné rendez-vous à Barcelone, et non au siège de l'institution monétaire à Francfort, fidèles à leur habitude de se réunir tous les six mois dans l'un des autres pays de la zone euro.

Le président de l'institution Mario Draghi doit tenir une conférence de presse au Centre de congrès international de Barcelone (CCIB), où la réunion du conseil des gouverneurs a eu lieu, à partir de 14h30 heure française. Les économistes ne s'attendent pas à ce qu'il annonce du nouveau concernant ses mesures exceptionnelles anti-crise. La BCE estime en avoir fait assez pour le moment : elle accorde des montants illimités de liquidités bon marché aux banques pour éviter un effondrement du crédit; elle a adopté un programme de rachat d'obligations publiques sur le marché secondaire qui a soulagé les pays confrontés à l'envol de leurs taux d'emprunt mais qui est resté en sommeil depuis des semaines.

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Le pacte de croissance à l'ordre du jour ?

La croissance devrait être un autre des thèmes majeurs de la conférence de M. Draghi, lui qui a évoqué la semaine dernière devant le Parlement européen la nécessité d'un « pacte de croissance » à côté du « pacte budgétaire » européen. Mais pour ce défenseur de la rigueur budgétaire, cela devrait toujours passer par des mesures structurelles et non par la relance des dépenses réclamée ici ou là en Europe. La croissance est notamment l'un des principaux thèmes de campagne de François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle française donné favori par les sondages.