L'organisation bancaire internationale IIF, qui a représenté les créanciers privés dans les négociations avec Athènes sur la dette grecque, a apporté dimanche son soutien « fort » au plan de secours européen, à huit jours de la refonte de la dette grecque.

Le conseil d'administration de l'Institut de la finance internationale, réuni samedi à Zurich, « soutient fortement les récents accords entre la Grèce, les autorités de la zone euro et le FMI (...) y compris l'entente sur les termes d'un échange volontaire des obligations grecques détenues par des investisseurs privés », indique-t-il dans un communiqué.

Effacement de 107 milliards d'euros de dette grecque

L'accord obtenu le 21 février prévoit notamment l'effacement d'environ 107 des 200 milliards d'euros de dette souveraine grecque détenus par les créanciers privés, un montant inédit en matière de restructuration de dette d'Etat ou de défaut. L'opération d'échange de dette à proprement parler aura lieu le 12 mars. Rappelant que « la décision de participer à l'échange repose exclusivement sur les investisseurs individuels », la fédération de grandes banques indique « être fermement de l'avis qu'une réalisation réussie de l'échange contribuera significativement à faciliter le financement officiel de la Grèce » et aider celle-ci « à mener les réformes nécessaires pour poser les bases de son redémarrage économique ».

« Ce sont des pas importants en avant pour résoudre la dette de la crise grecque, répondre aux problèmes généraux en matière de dette et de budgets dans la zone euro, et restaurer la stabilité financière », juge l'IIF dans son communiqué. L'effacement d'une partie de la dette grecque est une condition sine qua non pour le versement des 130 milliards d'aides publiques du deuxième plan de sauvetage de la Grèce entériné à Bruxelles.

L'IIF, représentée lors des négociations grecques par son directeur Charles Dallara, regroupe plus de 450 institutions financières d'environ 70 pays, dont quatre grecques. Les banques les plus exposées à la dette de la Grèce ou ses dérivés figurent parmi ses membres. Dans un communiqué séparé dimanche, l'IIF –basée à Washington– a par ailleurs annoncé la nomination du président du réassureur suisse Swiss Re Walter Kielholz et du directeur général du suisse Zurich Financial Services Martin Senn à la tête de deux de ses branches, vouées au lobbying.

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M. Kielholz, déjà vice-président du conseil d'administration, présidera le Conseil de gestion d'actifs et d'investissement, chargé notamment d'analyser l'impact de mesures de régulations pour les investisseurs. M. Senn présidera de son côté le Comité de la régulation de l'assurance, chargé particulièrement de « renforcer le dialogue » avec les régulateurs du secteur.