Selon une étude de l'agence de notation Standard and Poor's, il reste des tensions sur le financement des banques de la zone euro malgré l'opération de prêts à trois ans de la Banque centrale européenne (BCE).

Pour l'agence d'évaluation financière, l'opération inédite lancée mi-décembre par la BCE est une mesure qui « réduit le risque de crise de financement » puisque depuis, les marchés obligataires se sont ouverts et les conditions d'emprunt se sont améliorées. « Ces évolutions sont positives », souligne S&P, mais l'action de la BCE « illustre les faiblesses du profil de financement de l'industrie bancaire dans la zone euro ».

Ainsi, le marché interbancaire, qui permet aux établissements de se prêter entre eux, reste « prudent » et les primes de risque que les banques paient pour leurs emprunts de long terme restent élevées, indique l'agence. Le fossé entre les grandes banques qui ont accès au marché et les plus petites qui n'ont pas cette possibilité pour se financer demeure, relève-t-elle également. SP souligne en outre que les liens entre le risque de crédit bancaire et le risque de crédit des Etats « sont nombreux » et que « la transmission de l'un à l'autre sur le marché de la dette est rapide, dans les deux sens ».

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La BCE mènera la semaine prochaine une deuxième opération de prêts illimités à trois ans, dite LTRO. Lors de celle de décembre, l'institution de Francfort avait prêté 489 milliards d'euros aux banques de la zone euro.