De source bancaire, l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), régulateur du secteur, va demander aux banques françaises de provisionner davantage leur exposition à la dette d'Etat grecque. L'institution ne commente pas, dans l'immédiat.

Les grands établissements français ont actuellement provisionné 60% de leur exposition, ce qui signifie qu'ils sont prêts à absorber une perte de cette ampleur sur la valeur de leurs titres d'Etat grecs. Si le principe d'un effacement de 50% de la dette grecque détenue par les créanciers privés est acté par l'ensemble des parties, les divergences portent sur les 50% restants.

A l'occasion de l'échange, la Grèce va offrir aux créanciers privés de nouvelles obligations, dont la valeur totale sera de 50% de leur créance initiale. Du point de vue des créanciers, les caractéristiques des nouvelles obligations détermineront le niveau des pertes finales qu'ils auront à enregistrer dans leurs comptes. Sur le plan comptable, échanger un titre contre un autre de maturité plus longue oblige le détenteur de cette obligation à accuser une perte, car la perspective de être remboursé plus tard que prévu représente une contrainte financière.

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De sources concordantes, les négociations avec les autorités grecques, qui reprennent mercredi, aboutiraient à une décote supérieure à 60% pour les créanciers privés.