Accor: la création d'une société foncière séparée « n'est pas d'actualité »

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Hôtel
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La création d'une société foncière séparée « n'est pas d'actualité », assure lundi Accor, réagissant à une information du quotidien Les Echos, disant que le conseil d'administration du groupe hôtelier, sous l'impulsion de son principal actionnaire, y réfléchissait.

Interrogé, le groupe reconnaît réfléchir à faire évoluer la présentation de ses résultats, à « mieux identifier » la partie immobilière de la partie opérationnelle pour « gagner en efficacité ». « La question d'une scission juridique (ou capitalistique) de Accor entre son activité de management hôtelier et son activité immobilière n'est pas d'actualité », indique le groupe dans une déclaration écrite.

« En revanche, parmi les options concernant l'évolution de son reporting, le groupe réfléchit à mieux identifier la partie immobilière de la partie opérationnelle, dans le but unique de gagner en efficacité ».

Le principal actionnaire d'Accor, le fonds d'investissement américain Colony Capital, qui de concert avec la société d'investissement Eurazeo, détient 21,37% du capital et 27,51% des droits de vote, a présenté au Conseil d'administration de décembre un projet visant à créer une société foncière séparée, selon Les Echos.

Le PDG d'Accor Denis Hennequin a évoqué ce projet devant les représentants des salariés, en fin de semaine, ajoute le journal. Sous l'impulsion déjà de ses principaux actionnaires, le groupe s'est largement recentré sur son métier d'opérateur hôtelier depuis 2006 en se séparant de ses activités non stratégiques (Ticket Restaurant devenu Edenred, participation dans Groupe Lucien Barrière, Lenôtre) et en vendant les murs de ses établissements.

Le plan de cession d'actifs immobiliers en cours table sur 2 milliards d'euros de ventes sur 2010-2013. Un nouveau plan portant sur la période 2013-2015 devrait permettre au groupe de récupérer 1 milliard d'euros sur la dette retraitée. En Bourse, l'action Accor a perdu plus de 40% en un an. Lundi, le titre valait 20,88 euros soit une progression de 0,72% à contre-courant d'un marché qui cedait 0,43%.

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Par la rédaction avec AFP

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