François Fillon a confirmé mardi à l'Assemblée nationale que les banques françaises auront besoin d'augmenter leurs fonds propres d'environ « une dizaine de milliards d'euros » dans le cadre d'une recapitalisation du secteur bancaire européen.

« La recapitalisation des banques se fera de manière ordonnée, sur l'ensemble des banques européennes qui en ont besoin », a déclaré le Premier ministre, qui répondait lors de la séance des questions au président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault. « S'agissant de la France, elle (la recapitalisation) devrait être de l'ordre d'une dizaine de milliards d'euros, c'est-à-dire inférieure aux résultats de ces mêmes banques, ce qui signifie qu'elles doivent pouvoir se recapitaliser sans avoir besoin de demander l'aide des finances publiques », a précisé M. Fillon.

Cet accord a été obtenu dimanche lors du Conseil européen de Bruxelles. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait déjà évalué lundi à « moins d'une dizaine de milliards d'euros » les besoins des banques françaises.

Le Premier ministre s'en également pris à « un certain nombre de commentateurs et de responsables politiques » qui s'acharnent, selon lui, à « vouloir en permanence abaisser notre pays en négligeant (...) le rôle qui est le sien dans la lutte contre cette crise ». « Si nous parvenons à un accord mercredi (lors du sommet des 17 à Bruxelles, ndlr), le président de la République pourra enclencher une séquence très importante pour la croissance mondiale avec la réunion du G20 (à Cannes début novembre, ndlr), axée sur la coordination des politiques économiques des grandes puissances », a souligné le chef du gouvernement.

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« La solution à la croissance économique ne peut en aucun cas être dans un surcroît de dépenses publiques et cela impose au Parti socialiste de réviser complètement son programme », a-t-il mis en garde, très applaudi par les députés de la majorité.