Selon un de ses porte-parole, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé son principal taux directeur de 1,25% à 1,50%.

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Ce relèvement était attendu car la BCE avait multiplié les avertissements sur l'inflation depuis la précédente réunion du conseil des gouverneurs début juin, où elle avait laissé ses taux directeurs inchangés après la première hausse effectuée en avril depuis près de trois ans. Par ailleurs, le taux de prêt marginal de la BCE est passé de 2% à 2,25% et le taux de rémunération des dépôts a été porté de 0,50% à 0,75%.

L'inflation en zone euro a atteint 2,7% en juin, comme en mai, après 2,8% en avril. Soit bien au-delà de l'objectif fixé par la BCE de la maintenir sous les 2% à moyen terme.

Toutefois, ce sont les déclarations de Jean-Claude Trichet sur la crise grecque qui seront les plus attendues lors de la conférence de presse qui doit suivre la décision sur les taux à partir de 14H30. La BCE a signifié pour l'instant qu'elle n'accepterait aucune solution pouvant s'apparenter à « un événement de crédit, un défaut ou un défaut partiel », par exemple un rééchelonnement conséquent de la dette de la Grèce tel que réclamé par l'Allemagne.