Les mesures annoncées mardi par le gouvernement pour limiter l'impact de l'envolée des prix de l'énergie ont pour but de "ne pas handicaper les capacités des consommateurs français" à l'heure où l'économie nationale redémarre, a fait valoir François Fillon à l'Assemblée.

« Nous sommes dans une phase de redémarrage de l'économie française (...) qui s'appuie pour l'essentiel sur la consommation », a indiqué le Premier ministre, en réponse à une question du député PS François Brottes. « C'est la raison pour laquelle nous avons pris des décisions visant à freiner l'augmentation du coût de l'énergie pour ne pas handicaper les capacités des consommateurs français »,ajoute t-il.

Le gouvernement a annoncé mardi matin un gel des prix du gaz jusqu'à l'élection présidentielle de 2012, ainsi qu'un plafonnement de la hausse des prix de l'électricité et des déductions fiscales pour les automobilistes. Sur ce dernier point, les compagnies pétrolières vont être mises à contribution. « Nous l'avons déjà pratiqué à plusieurs reprises pour financer la prime à la cuve », a relevé le premier ministre. « C'est une décision que nous reprendrons cette année mais cette fois-ci pour venir en aide à tous les professionnels qui roulent beaucoup et qui (...) sont handicapés dans leur activité professionnelle ».

« L'heure de vérité »

Enfin, en réponse aux critiques de l'opposition, François Fillon s'est réjoui d'arriver « au moment où on va pouvoir comparer les programmes des uns et des autres ». « Ca va être l'heure de vérité et la première chose que vous devriez dire aux Français (...) c'est que nous sommes en face de tendances lourdes d'augmentation des cours de l'énergie ».

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Toujours selon François Fillon, « face à cette situation, on peut faire de la démagogie ou on peut répondre de manière sincère et pragmatique aux difficultés que rencontrent les Français ». « Au moment où le Parti socialiste nous annonce qu'il est converti à la sortie du nucléaire, les propos de M. Brottes sonnent comme des propos électoralistes qui n'ont aucun fondement en économie ».